Le FMI invite l’Etat à miser sur l’investissement privé comme relais de la croissance
APS
SENEGAL-ECONOMIE

Le FMI invite l’Etat à miser sur l’investissement privé comme relais de la croissance


Dakar, 12 avril (APS) - Le représentant-résident du Fonds monétaire international (FMI) à Dakar, Boileau Loko, a appelé mercredi l’Etat du Sénégal à s’appuyer davantage sur l’investissement privé pour en faire un relais de la croissance et atteindre les objectifs du Plan Sénégal émergent (PSE) à l’horizon de 2030.

"Je crois que c’est indéniable qu’il y a une croissance qui est là. Et que cette croissance est plus forte que par le passé. On a aussi noté un progrès réel au niveau de la transparence publique. De mon point de vue, là où l’on pourrait le plus mettre l’accent, c’est que le secteur privé puisse prendre le relais de la croissance, a-t-il affirmé.

S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée par une mission du FMI qui séjourne depuis 10 jours au Sénégal, il a souligné que "le PSE est sur une bonne voie’’. "L’émergence est une question de fond et non de vitesse’’, qui nécessite la conjugaison d’actions politiques économiques, publiques et privées, a néanmoins précisé M. Loko.

"Jusque-là, la croissance économique du Sénégal est surtout tirée par le secteur public, par l’investissement", a rappelé le représentant résident du FMI à Dakar, estimant que l’Etat sénégalais devrait "ouvrir l’espace au secteur privé’.



Pour ce faire, M. Loko pense que "les PME et les PMI doivent avoir l’espace et l’environnement [nécessaires], pour pouvoir se développer et créer des emplois. Ce qui permettra à tous ces jeunes à la recherche d’emploi de pouvoir trouver un emploi décent leur permettant de mieux vivre’’.

Le représentant permanent du FMI est d’avis que cette démarche contribuera au partage équitable des retombées de la croissance.



"La croissance est une condition nécessaire, mais ce n’est pas une condition suffisante pour pouvoir réduire la pauvreté. Il faut s’assurer que cette croissance est bien partagée’’, a-t-il indiqué.


Selon Boileau Loko, l’inclusion passe par une croissance génératrice d’emplois et "la meilleure façon d’y arriver est de développer le secteur privé’’, condition sine qua none de la création d’emplois pour une meilleure éradication de la pauvreté.



"Mais en attendant que le secteur privé puisse prendre le relais, je crois que l’Etat est en train de mettre en place un certain nombre de filets sociaux, y compris les bourses familiales pour aider les couches les plus vulnérables pour qu’elles ne soient pas laissées en rade par cette croissance actuelle", a-t-il rassuré.

MK/ASG/OID