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Le DG de l’ARMP rappelle l’importance des pratiques de bonne gouvernance
APS
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Le DG de l’ARMP rappelle l’importance des pratiques de bonne gouvernance

Dakar, 14 nov (APS) – Le renforcement des pratiques de gouvernance économique est fondamental dans les différentes politiques de développement en Afrique, a souligné le directeur général de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), Saer Niang. 
 
’’Notre continent a de nos jours plus que besoin de renforcer les pratiques de gouvernance économique, qui constituent un des piliers fondamentaux des politiques de développement’’, a-t-il déclaré, jeudi, lors de la cérémonie d’ouverture du forum sur la commande publique, organisé pour la première fois par le Réseau africain de la commande publique (RACOP).
 
Selon Saer Niang, également président du RACOP, ‘’il n’a échappé à personne que nombre de pays africains ont défini de nouvelles politiques d’émergence qui témoignent d’une ambition légitime de se projeter dans une dynamique d’accélération de la croissance économique assortie d’une inclusion réelle des populations et de transformation économique’’.
 
Ce faisant, a-t-il dit, ces pays ‘’consacrent ainsi un nouveau paradigme économique pour aider à relever les défis liés à la compétitivité dans le contexte de mondialisation.
 
Il a également relevé qu’au plan communautaire, ‘’des mesures ambitieuses ont été définies pour impulser la croissance par des initiatives partagées au sein de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), et de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA)’’.
 
De même, ‘’les projets de création d’une monnaie unique africaine et de mise en place d’une zone de libre-échange, ouvrent de larges perspectives qui permettent de nourrir l’optimisme quant au devenir de l’Afrique’’, a-t-il souligné.
 
Toutefois, a-t-il soutenu, ‘’la réalisation de ambitions formulées par nos plus hautes autorités, est tributaire de l’appropriation par nos Etats des principes de transparences et d’équité dans la gestion de la commande publique’’.
 
Dans un tel contexte, il se pose alors, selon lui, ‘’avec acuité, l’exigence d’améliorer nos dispositifs dans le management des marchés publics, sachant que l’émergence est consubstantielle à l’adoption des standards de gouvernance édictés à travers les pays et les institutions’’.
 
A l’en croire, ‘’la gestion efficiente des dépenses publiques affectées aux infrastructures est un préalable pour assurer la construction d’un tissu de Petites et Moyennes Entreprises (PME), dynamiques, suivant les ambitions déclinées dans les plans d’émergence en Afrique’’.
 
‘’C’est dans cet esprit que s’inscrit l’action du RECOP, regroupant quarante-neuf pays membres qui, dans une démarche de synergies, souhaitent œuvrer pour conférer aux agences et administrations, une dynamique articulée avec le nouvel environnement de notre continent’’, a ainsi assuré Saer Niang.
 
Pour ce faire, ‘’le RECOP se propose d’impulser et d’harmoniser les réformes des systèmes de la commande publique sur le continent’’, a-t-il dit, soulignant qu’un tel objectif appelle à la ‘’célérité des procédures, à la modernisation des systèmes nationaux, à la dématérialisation des opérations et le développement des partenariats public-privé, incluant notamment des transferts de technologies.
 
A terme, tous ces acquis seront ‘’consolidés et renforcés à travers des mécanismes de complémentarités entre les pays membres’’, a-t-il fait savoir.
 

MK/OID