La sécurité alimentaire est ‘’une priorité majeure’’ du gouvernement (Conseiller)
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SENEGAL-ALIMENTATION

La sécurité alimentaire est ‘’une priorité majeure’’ du gouvernement (Conseiller)


Saly-Portudal (Mbour), 1er sept (APS) – Fallou Dièye, conseiller spécial du Premier du Sénégal en agriculture, a affirmé jeudi, que la sécurité alimentaire constitue ‘’une priorité majeure’’, qui occupe une place de choix dans le Plan Sénégal émergent (PSE).
 


Cela est démontré par l’’’évolution croissante’’ de la part relative des dépenses totales de l’Etat qui sont passées de 5,4%, soit 1,6% du produit intérieur brut (PIB) en 2010 à 7,8%, soit 3,2 du PIB en 2014.


‘’L’analyse a montré que de 2010 à maintenant, l’évolution des dépenses liées à la sécurité alimentaire est passée de 300 milliards de francs CFA à plus de 500 milliards de francs CFA’’, a soutenu M. Dièye.


Fallou Dièye s’exprimait à Saly-Portudal (Mbour, ouest) dans le cadre d’un atelier regroupant les différentes structures impliquées dans le programme de sécurité alimentaire, pour réfléchir et mettre en œuvre une méthodologie de programmation et d’analyse des dépenses liées à la sécurité alimentaire.


‘’La multiplicité des acteurs et la diversité des aspects liés à la sécurité alimentaire impliquent des approches multisectorielles qui nécessitent une coordination renforcée’’, a expliqué M. Dièye, par ailleurs président du comité de pilotage du projet de renforcement de la gouvernance de la politique de sécurité alimentaire (PRO-ACT).


’’Le PRO-ACT, appuyé financièrement par l’UE, vise, entre autres, une meilleure efficacité et efficience budgétaires des politiques de sécurité alimentaire, pour un meilleur impact au niveau des populations, en particulier les plus vulnérables’’, a précisé Fallou Dièye.


D’après Dièye, sur la période de septembre 2015, la Délégation de l’Union européenne (UE) a conduit une étude portant sur ‘’Prévisibilité des dépenses publiques liées à la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sénégal’’.


L’objectif de l’étude était d’accompagner la mise en place du système de protection sociale au Sénégal par un renforcement de la contribution de contrat de réforme sectorielle (CRS) dénommée ‘’Sécurité alimentaire, nutrition et agriculture durable’’ (SANAD) et des autres interventions de l’UE.


’’En l’absence d’une lettre de politique sectorielle (LPS) de la sécurité alimentaire, l’élaboration d’un document de politique triennale de sécurité alimentaire (DPTSA) sera basée sur les documents de programmation pluriannuelle des dépenses (DPPA) des ministères sectoriels’’, a indiqué le conseiller spécial du Premier ministre.


Fallou Dièye a signalé qu’en dépit des efforts consentis par le gouvernement, l’étude de l’UE a souligné des limites dans la budgétisation des dépenses de l’Etat dans la SANAD.


Pour surmonter ces limites, l’UE a recommandé, entre autres solutions, l’élaboration d’un document de programmation pluriannuelle des dépenses de sécurité alimentaire, nutrition et agriculture durable pour la période 2017-2019.


C’est dans cette perspective que cet atelier a été organisé par la Direction des finances, avec l’appui de L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).


La rencontre va permettre aux différents participants d’être formés à une méthodologie que la FAO a développée, notamment le programme de suivi et d’analyse des politiques agricoles et alimentaires pour mieux améliorer l’efficacité de cette politique, a dit M. Dièye.


ADE/OID