La pêche encore fortement tributaire de la pluviométrie à Matam
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SENEGAL-ECONOMIE

La pêche encore fortement tributaire de la pluviométrie à Matam

Matam, 1er nov (APS) –La pêche dans le département de Matam (Nord) demeure ‘’fortement tributaire de la pluviométrie’’, dont dépend aussi la crue du fleuve Sénégal, a indiqué le chef du service départemental des pêches et de la surveillance, Aboubacar Fall.
 
S’exprimant dans un entretien accordé à l’APS, il a expliqué que les conditions pour la capture des poissons deviennent plus favorables pendant l’hivernage, période où le remplissage des plaines inondables et des bassins favorisent l’arrivée des poissons.
 
Cette période offre partant de meilleures conditions de ravitaillement en poissons pour les populations obligées le plus clair du temps de se tourner vers le poisson de mer, qui provient surtout de la ville de Saint-Louis, distante de Matam de près de 400 km.
 
Les capitaines, les tilapias et autres poissons d’eau se font en effet parfois désirer, surtout en saison sèche et durant les sécheresses, au grand dam des pêcheurs thiouballo dont les plus anciens restent nostalgiques des périodes d’abondance qui ne sont plus qu’un mauvais souvenir, aujourd’hui. 
 
Aboubacar Fall estime que les ouvrages de retenue ‘’constituent une bonne occasion de retenir ces poissons au niveau des cours d’eau temporaires rattachés au fleuve Sénégal’’, comme le Longlongui (Diamel) et le Gadiwéli (Matam).
 
Il a indiqué que pour l’année 2017, le département de Matam a enregistré 3.275 tonnes d’une valeur commerciale de 4 milliards 166 millions 651 mille 400 francs grâce à la bonne pluviométrie de 2016.


Citant une enquête cadre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) datant de 2012, il a indiqué que la région de Matam comptait 2.709 ménages de pêcheurs et 1.130 pirogues. Il a toutefois déploré un manque d’infrastructures qui pose selon lui un véritable problème de statistiques.

ADS/ASG