La fiscalité est l’un des leviers de l’interventionnisme public (DGID)
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La fiscalité est l’un des leviers de l’interventionnisme public (DGID)



Saly-Portudal (Mbour), 29 juil (APS) – La fiscalité est l’un des leviers de l’interventionnisme public a affirmé, vendredi à Saly-Portudal (Mbour, ouest), le directeur général des Impôts et Domaines (DGID), Cheikh Ahmed Tidiane Bâ.


Selon lui, il est fréquent, dans le cadre des politiques publiques de développement économique et social, de faire recours à la fiscalité, en aménageant des régimes de dispositifs fiscaux dérogatoires pour réduire le coût des biens et services de base.

Cela permet de favoriser l’installation des entreprises dans les zones prioritaires et attirer des investissements dans des secteurs économiques, a estimé M. Bâ.


"Devant l’ambivalence de ces deux fonctions, la finesse d’un système sera alors mesurée dans la recherche de l’équilibre", a-t-il relevé au cours d’une journée de partage avec les membres du Collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES).


Cette journée a permis aux différents participants venus de plusieurs localités du pays, d’instaurer des débats "instructifs et constructifs" sur des thèmes aussi importants que "les régimes fiscaux dérogatoires" et "la fiscalisation du secteur informel au Sénégal".


"L’importance des mesures fiscales dérogatoires se mesure, à la fois, par rapport à son acuité et aux enjeux que peuvent représenter les régimes fiscaux dérogatoires. La maîtrise de leur portée et de leur coût budgétaires représente dans notre pays et au sein de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) des problématiques actuelles", a souligné le DGID.


D’après lui, "la fonction première de tout système fiscal est de favoriser au budget de l’Etat et des collectivités publiques les ressources nécessaires pour financer les biens et services publics".


Aussi, dans le cadre du respect des normes communautaires au sein de l’UEMOA, le Sénégal a entamé, depuis 2009, des études avec comme objectif principal d’évaluer les coûts des exonérations et exemptions.


Et les résultats sont présentés sous forme de rapport intitulé "Rapports sur les dépenses fiscales" et sont rendus publics sur les sites du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan et de la DGID.


"Ces rapports renseignent sur le coût financier des mesures fiscales dérogatoires. Je peux affirmer ici que notre pays, le Sénégal fait partie des meilleurs élèves de l’UEMOA, si on n’est pas le meilleur élève", s’est réjoui Cheikh Ahmed Tidiane Bâ.


Il a rappelé l’important rôle que la DGID joue dans la mobilisation des ressources financières de l’Etat.

"En 2015, la DGID avait contribué à hauteur de 1 000 milliards de francs CFA dans le budget de l’Etat. Cette belle performance a poussé l’autorité à nous fixer, pour cette année, 1 200 milliards de francs CFA", a expliqué M. Bâ.


 


ADE/PON