La conformité aux normes internationales est ’’une exigence majeure’’ (DG GIABA)
APS
AFRIQUE-ECONOMIE-GOUVERNANCE

La conformité aux normes internationales est ’’une exigence majeure’’ (DG GIABA)


Saly-Portudal (Mbour), 16 août (APS) – La conformité aux normes internationales est ‘’une exigence majeure’’ pour l’intégrité du système financier et la promotion de la croissance économique, a souligné le directeur général du Groupe intergouvernemental d’actions contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), Adama Coulibaly.



A cet égard, précise-t-il, les normes révisées du Groupe d’action financière (GAFI) adoptées en 2012 intègre, outre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la dimension nouvelle de financement de la prolifération des armes de destruction massive.


’’Ces normes requièrent des Etats l’obligation de disposer d’un secteur financier solide, d’outils de répression criminelle renforcés et la mise en œuvre d’une coopération internationale améliorée et plus dynamique’’, a souligné M. Coulibaly.


Il s’exprimait mardi à Saly-Portudal (Mbour, ouest) à l’occasion au premier jour du forum régional des parties prenantes du GIABA sur les questions émergentes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et leurs incidences pour les Etats membres.


Selon lui, ces normes révisées du GAFI exigent, entre autres, que les pays mettent en œuvre des sanctions financières ciblées pour se conformer aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies relatives à la prévention, à la répression et à l’interruption de la prolifération des armes de destruction massive et de son financement.


Pour Adama Coulibaly, dans un contexte fortement marqué, ces derniers temps, par une recrudescence des actes terroristes et de leurs effets sur la sécurité et la stabilité des Etats, la pertinence de la tenue d’un forum se justifie, surtout en ce qu’elle permet de faire l’état des lieux des dispositifs institutionnel, législatif et réglementaire nationaux, en rapport avec les menaces liées aux flux financiers, au terrorisme et à son financement.


Le DG du GIABA a signalé que le processus du second cycle d’évaluation par les pairs des Etats membres du GIABA débutera en septembre prochain. Cependant, ‘’le constat est que la plupart des Etats membres n’ont pas encore mis en place des structures requises ainsi que d’autres dispositions pour permettre d’obtenir une bonne performance dans leurs évaluations mutuelles’’, a-t-il relevé.


Conformément à son mandat, il est attendu du Secrétariat du GIABA qu’il favorise une assistance technique aux Etats membres afin de les préparer aux évaluations de manière adéquate au moment même où la sphère d’action du GIABA enregistre des risques émergents nécessitant ‘’une action urgente’’.


‘’Le coût global de l’assistance technique que le GIABA devra apporter aux Etats membres dans le cadre de ce second cycle d’évaluation mutuelle par la mise en œuvre de son nouveau plan stratégique 2016-2020 est évalué à 7 500 000 dollars en raison de 500 000 dollars par Etats’’, a renseigné Adama Coulibaly.


ADE/OID