La Communauté africaine des pratiques de la GAR dans une phase de ‘’maturité’’  (Président)
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AFRIQUE-SENEGAL-ECONOMIE

La Communauté africaine des pratiques de la GAR dans une phase de ‘’maturité’’ (Président)

Diamniadio, 28 oct (APS) – La Communauté africaine des pratiques de la gestion axée sur les résultats (AfCoP, en anglais) est aujourd’hui une organisation autonome, dont la volonté est de devenir "une institution de référence et un porte-voix de l’Afrique en matière de développement", a affirmé lundi son président, Mamadou Lamine Ndongo.
 
"C’est un nouvel envol, un signe de maturité mais également une opportunité de s’ouvrir à d’autres partenaires et d’autres enjeux de développement au bénéfice des Etats africains", a déclaré M. Ndongo lors d’un forum de son organisation à Diamniadio.
 
Après une douzaine d’années d’existence, AfCoP considère que "le moment est venu d’évaluer le chemin parcouru, faire le bilan de ses actions et revisiter ses outils de travail pour les adapter au contexte socio-culturel africain", selon M. Ndongo.
 
C’est ainsi une manière de "mieux contribuer à la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et celui de 2030 des Objectifs de développement durable [ODD]", a-t-il expliqué.
 
Dans cette optique, l’organisation qui aura désormais son siège à Dakar, organise son Forum 2019 sur le thème "Regarder le chemin parcouru par la GAR : célébrer les succès et tirer les leçons pour l’avenir". 
 
La communauté des pratiquants de la gestion basée sur les résultats a été lancée à Kampala (Ouganda), en 2007, a rappelé son président. L’objectif vise à contribuer à accompagner les gouvernements et les institutions publiques dans une quête de meilleurs résultats au bénéfice des populations, a-t-il précisé. 
 
L’AfCoP rassemble l’ensemble des acteurs de la sphère publique, dont les fonctionnaires, les parlementaires, membres de la société civile et du secteur privé. Elle est présente dans 43 pays africains, et a l’ambition de s’étendre à l’ensemble des 54 pays du continent, a-t-il ajouté.
 
L’AfCoP a ainsi développé le concept "Africa for résults", en tant que perspective africaine de gestion axée sur les résultats, pour appuyer les réformes institutionnelles et les systèmes de gestion publics axés sur les résultats. 
 
Mamadou Lamine Ndongo précise que l’idée est également d’influencer les processus politiques clés, pour obtenir des résultats de développement à travers le plaidoyer, les conseils et le dialogue avec les gouvernements et les donateurs.  
 
L’institutionnalisation de la GAR se justifie à plus d’un titre dans un contexte international de développement marqué par le lancement en 2015 des ODD et des 69 cibles qui constituent la clé de voûte de l’Agenda 2030, a déclaré Mayacine Camara, le secrétaire d’Etat chargé des Affaires ferroviaires.
 
"La mise en œuvre des politiques et programmes liés aux ODD nécessitent dans tous les pays de fonder des interventions publiques sur une approche GAR et de renforcer les systèmes de suivi et d’évaluation afin d’apprécier les progrès dans chacun de ces objectifs", a-t-il dit.
 
Il a également souligné qu’au niveau de l’Union africaine (UA), les pays se sont engagés, entre autres, en faveur d’une gestion des finances publiques, qui préconise le passage d’un budget de moyens à un budget de résultats. 
 
Dans sa conception, a rappelé Mayacine Camara, le Plan Sénégal émergent (PSE), la stratégie de développement du Sénégal, est fondée sur les principes de la GAR, surtout en ce qui concerne la programmation, le suivi et l’évaluation axée sur les résultats.
 
Il indique que "la mise en œuvre du premier Plan d’action Prioritaire 2014-2018, en appliquant les principes de la GAR, a permis au Sénégal de faire des avancées significatives aussi bien au plan économique que social". 
 
Il est attendu du Forum de deux jours une déclaration dite de Dakar pour faire le point sur les conclusions des études et des recherches réalisées sur les différents piliers de la GAR et de sortir un consensus sur une vision commune.

ADL/ASG/BK