L’OMVS cherche 4 milliards de dollars pour financer ses projets et programmes (haut commissaire)
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L’OMVS cherche 4 milliards de dollars pour financer ses projets et programmes (haut commissaire)


Dakar, 13 fév (APS) - Le haut commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), Kobiné Komara, a estimé les besoins de financement de sa structure pour les sept prochaines années à 4 milliards de dollars, a appris l’APS.

Cette enveloppe financière qui, au-delà des fonds classiques habituels, doit provenir des bailleurs, permettra de faire face au programme d’investissement de l’organisation sous-régionale, a indiqué M. Komara à l’ouverture, dimanche à Dakar, de la 69-e session ordinaire du Conseil des ministres de l’OMVS.

"Cela permettra de répondre à la volonté de l’OMVS de doubler sa production d’énergie avec la mise en service du barrage de Gouina au Mali et de celui de Koukoutamba en Guinée", rapporte le site Financialafrik.com.

La 69ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’OMVS a enregistré la participation de plusieurs plénipotentiaires, dont Mohamed Ould Abdel Vetha, ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines de la République islamique de Mauritanie et Mansour Faye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal.


L’objectif principal de cette 69-e session est d’examiner les rapports d’activités de 2016 et les budgets 2017 du Haut Commissariat et des sociétés de gestion telles que la Société de gestion du barrage de Diama (SOGED), la Société de gestion du barrage de Manantali (SOGEM), et la Société de gestion pour la navigabilité du fleuve Sénégal (SOGENAV).


Le Haut Commissaire a fait savoir que "l’OMVS, depuis la participation de la Guinée en 2006, va lancer le premier barrage dans ce pays, à savoir le barrage de Koukoutamba qui sera le plus grand avec 300 mégawatts (MW)".


"Le lancement des dossiers d’appels d’offres a eu lieu. Le processus d’évaluation des offres reçues commencera immédiatement après ce conseil", a indiqué M. Komara.


"Nous essayerons de conclure au courant de cette année, un accord avec l’entreprise qui sera retenue pour la réalisation de l’ouvrage parallèlement avec l’appui de la Banque mondiale. Nous sommes en voie de finaliser le recrutement du consultant qui commencera dans les meilleurs délais les études d’impacts environnementale et sociale en tenant en compte de toutes les contraintes de biodiversité identifiées dans la zone du projet", a-t-il expliqué.


L’OMVS compte lancer dans ce sens un programme pour assurer la santé des populations qui seront affectées par ces projets ainsi que leur revenu. L’organisation envisage également le renforcement des capacités des acteurs de la pêche ainsi que la protection de l’écosystème avec des initiatives dans le cadre des changements climatiques.

Pour cela, elle mettra en place un observatoire régional de l’eau et de l’environnement dans la sous-région, notamment dans les massifs du Fouta Djalon, d’où partent la plupart des cours d’eau de l’Afrique de l’Ouest .


Sur l’année 2016, l’OMVS a lancé deux grandes actions, à savoir le démarrage effectif du barrage de Gouina qui va produire près de 140 MW dans trois ans et porter à 400 MW le potentiel de production des Etats. L’OMVS se trouve en outre à un stade très avancé pour la recherche de fonds visant l’extension du réseau, avec près de 1000 kilomètres complémentaires.


Selon M. Komara, dans le volet de la navigabilité en retard par rapport au programme initial, les études sont quasiment terminées.

"Nous pensons mettre en place les financements pour l’année prochaine afin que la navigation puisse commencer à desservir jusqu’à 40 km de Kayes, au Mali. En ce qui concerne l’irrigation et l’agriculture, les programmes ont été financés dans les 4 Etats pour augmenter les surfaces.

PON/ASG