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SENEGAL-EUROPE-DEVELOPPEMENT

Il faut "une volonté politique forte pour réussir l’intégration régionale" (Moubarack Lô)

Dakar, 5 fév (APS) - Le conseiller spécial et économiste en chef du Premier ministre, Moubarack Lô a estimé, lundi à Dakar, qu’une intégration régionale réussie doit passer par une "volonté politique forte" des Etats et des organisations sous régionales "efficaces".
 
 
"Pour réussir l’intégration régionale, il faut que les Etats acceptent de mettre en œuvre les décisions qu’ils prennent de manière souveraine et que les peuples se les approprient", a-t-il dit.
 
Moubarack Lô s’exprimait lors l’ouverture de la 3e édition des "Entretiens Eurafrique" axée sur le thème : "L’union régionale, moteur d’une croissance inclusive en Afrique de l’ouest".
 
"La mise en œuvre doit être à toutes les échelles. Le produit qui quitte, par exemple, le Burkina Faso pour le Sénégal doit pouvoir circuler sans problème pour faciliter l’intégration commerciale" a expliqué M. Lô qui a aussi appelé les organisations sous régionales à "développer des capacités de suivi-évaluation et améliorer leurs capacités de propositions". 
 
Moubarack Lô a en outre souhaité la mise en place d’un réseau d’infrastructures adapté pour développer le commerce régional.
 
"Nous avons beaucoup de lacunes à ce niveau. Alors que pour échanger, il faut que les pays puissent développer des complémentarités et progresser dans la manufacture avec des produits différenciés", a-t-il analysé.
 
Revenant sur le Thème de ce forum de trois jours, M. Lô a appelé à orienter la réflexion sur des questions sécuritaires, de politique économique et monétaire, sur la bourse régionale, sur la jeunesse, sur les infrastructures ferroviaires et énergétiques, etc.
 
De son côté, le directeur de cabinet du Premier ministre, Diatourou Ndiaye a soutenu que le thème cadre les choix stratégiques du Sénégal qui "fait de la construction de l’Unité africaine un but ultime de sa politique de développement international".
 
"La réflexion collective sur la sécurité est fort judicieuse car sans paix, il est impossible de conduire sereinement les chantiers de développement" a-t-il dit. 
 
M. Ndiaye a fait noter que "notre zone continue d’être confrontée à de vrais défis sécuritaires qui ont pour nom : terrorisme, criminalité transfrontalières et cybercriminalité et il nous faut en tant qu’Etat souverain renforcer, en collaboration avec les acteurs de la communauté internationale, notre capacité de faire face à cette nouvelle menace".

NLC/SK/PON