Dette publique : des risques de soudaines sorties de capitaux  pour les pays à faibles revenus
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MONDE-ECONOMIE

Dette publique : des risques de soudaines sorties de capitaux pour les pays à faibles revenus

Dakar, 9 jan (APS) - Les pays à faibles revenus pourraient être confrontés à "de soudaines sorties de capitaux et peiner à refinancer leurs dettes" dans l’hypothèse d’un durcissement brusque des conditions de financement, avertit la Banque mondiale.
 
"Dans les pays à faible revenu, le ratio de la dette de l’État rapportée au PIB est passé de 30 % à 50 % au cours des quatre dernières années. Ces pays utilisent une part croissante de leurs recettes publiques pour s’acquitter des intérêts de la dette. La pression ainsi exercée par le service de la dette s’accentuera si les charges d’emprunt augmentent comme prévu durant les années à venir", alerte l’institution financière dans un nouveau rapport.
 
Selon la Banque mondiale dont les Perspectives pour l’’économie mondiale viennent de paraitre, "si les conditions de financement devaient se durcir brusquement, les pays concernés pourraient subir de soudaines sorties de capitaux et peiner à refinancer leurs dettes".
 
La Banque mondiale indique que "de nombreux pays à faible revenu" ont pu obtenir ces dernières années de "nouvelles sources de financement, y compris des sources privées et des prêteurs extérieurs au Club de Paris qui rassemble les principaux pays créanciers".

Bien qu’ayant "permis aux pays emprunteurs de financer d’importants besoins de développement", cette démarche a aussi eu pour effet de contribuer à l’augmentation de leur dette publique.
 
Elle rappelle qu’"en principe, la dette publique doit être un endettement viable dont le service devrait être assuré dans des contextes très divers à un coût raisonnable". 
 
"En augmentant l’efficacité de la mobilisation des ressources et l’efficience des dépenses publiques ainsi qu’en renforçant la gestion et la transparence de la dette, les pays à faible revenu peuvent réduire le risque de coûteuses tensions liées à l’endettement, soutenir le développement du secteur financier et réduire la volatilité macroéconomique", rassure-t-elle.
 
La dette, lorsqu’elle fait l’objet d’une utilisation judicieuse, "peut aider les pays à parvenir à une croissance durable et inclusive", soutient Jim Yong Kim, le président démissionnaire du Groupe de la Banque mondiale.
 
"Nous sommes toutefois préoccupés par le haut niveau d’endettement atteint par un certain nombre d’États", a-t-il ajouté.

ASG/BK