Dégradation du climat des affaires en septembre, l’emploi en hausse (DPEE)
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SENEGAL-ECONOMIE

Dégradation du climat des affaires en septembre, l’emploi en hausse (DPEE)

Dakar, 7 nov (APS) – Le climat des affaires s’est dégradé au mois de septembre en perdant 5,2 points, tandis que le climat de l’emploi a gagné 7,8 points au même moment, selon un document de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
 
Dans ce document intitulé ‘’Climat des affaires et de l’emploi en septembre 2019’’ et publié en octobre, la DPEE signale que l’indicateur de mesure du climat des affaires, sur la base des ‘’soldes d’opinion des chefs d’entreprise’’, a reculé de 4,9 points.
 
‘’Il reste, pour le deuxième mois d’affilé, au-dessous de sa moyenne de long terme. Cette situation reflète l’orientation défavorable de l’opinion des industriels, entrepreneurs du BTP (bâtiment et travaux publics), prestataires de services et commerçants. Sur une base annuelle, le climat conjoncturel s’est aussi détérioré de 5,2 points en septembre 2019’’, lit-on dans le document consulté par l’APS.
 
Dans l’industrie, ‘’la concurrence supposée déloyale (28%), l’approvisionnement difficile en matières premières (25%), les difficultés de recouvrement des créances (18%) et l’insuffisance de la demande (18%) ont majoritairement constitué les principales contraintes à l’activité, selon les industriels’’, rapporte la même source. 
 
Elle ajoute que le climat des affaires s’est dégradé (-8,1 points) dans ce sous-secteur (industrie), en rythme mensuel, ‘’sous l’effet de l’orientation négative des soldes d’opinion relatifs aux commandes reçues et à la production’’.
 
Dans le sous-secteur du BTP, ‘’les contraintes les plus citées par les entrepreneurs interrogés sont les difficultés de recouvrement des créances (83%), l’accès difficile au foncier (50%), la concurrence supposée déloyale (50%) et la fiscalité (50%)’’. 
 
Le climat des affaires s’est dégradé (-2,7 points) dans ce sous-secteur, entre août et septembre, ‘’en liaison avec le repli des soldes d’opinion relatifs aux commandes (publiques et privées)’’, constate la DPEE.
 
Elle souligne, en ce qui concerne l’activité générale, que ‘’le solde d’opinion est resté stable, en dessous de sa moyenne de long terme’’.
 
Dans le domaine des services, les chefs d’entreprise interrogés ont majoritairement évoqué en septembre ‘’la concurrence jugée déloyale (67%), les difficultés de recouvrement des créances (67%), la fiscalité (27%), la fraude et la corruption (20%) comme les principaux facteurs qui limitent le développement de l’activité’’.
 
Le climat des affaires s’est fortement dégradé (-4,4 points) dans ce sous-secteur, en rythme mensuel, affirme la DPEE, notant que ‘’cette situation reflète les orientations défavorables des soldes d’opinion des prestataires sur les perspectives de tarifs, de chiffre d’affaires et de commandes’’.
 
Concernant le commerce, les difficultés de recouvrement des créances (50%), l’approvisionnement difficile en produits (38%), la fiscalité (38%) et la concurrence jugée déloyale (38%) sont ‘’les contraintes’’ énumérées surtout par les chefs d’entreprise enquêtés.
 
Le climat de l’emploi, lui, s’est amélioré, restant au-dessous de sa moyenne de long terme, selon la DPEE.
 
‘’En septembre 2019, le climat de l’emploi s’est bien orienté. En effet, l’indicateur qui le synthétise a gagné 7,8 points au-dessous de sa moyenne de longue durée’’, écrivent les enquêteurs de la DPEE.
 
Ils estiment que ‘’l’amélioration des soldes d’opinion sur les évolutions passées et futures de l’emploi de main-d’œuvre dans l’industrie explique la progression de l’indicateur sur la période sous revue’’.


OID/ESF