Dakar a consacré 12% de son PIB aux investissements en 2016 (BCEAO)
APS
SENEGAL-UEMOA-ECONOMIE

Dakar a consacré 12% de son PIB aux investissements en 2016 (BCEAO)

Dakar, 18 oct (APS) - Le Sénégal est en tête des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) où sont observés les efforts d’investissement public les plus significatifs en 2016 dans l’Union.
 
"Par pays, les efforts d’investissement public les plus significatifs ont été observés au Burkina (9,5% du PIB en 2016 contre 6,9% en 2015), au Mali (9,3% du PIB en 2016 contre 7,3% en 2015), en Côte d’Ivoire (7,5% du PIB en 2016 contre 6,6% en 2014) et au Sénégal (12,0% du PIB en 2016, contre 11,3% en 2015)", selon le rapport annuel de la BCEAO.
 
Il en résulte que "le déficit global, base engagement, dons compris à fin décembre 2016, s’est aggravé de 136,5 milliards pour s’établir à 2.341,9 milliards, soit 4,0% du PIB". En 2015, il se chiffrait à 2.205,4 milliards ou 4,1% du PIB. 
 
"Base caisse, le déficit est ressorti à 2.421,7 milliards et a été financé à hauteur de 1.934,0 milliards, soit 79,9%, par des émissions nettes de titres publics sur le marché régional de la dette publique."
 
La BCEAO souligne qu’au plan des finances publiques, les Etats membres de l’Union se sont illustrés par la poursuite de leurs efforts d’investissement dans les infrastructures et les secteurs sociaux, en vue de créer les conditions d’une croissance durable et inclusive, ainsi que par une hausse des dépenses courantes.
 
"Dans ce contexte, les opérations financières de l’Etat se sont soldées par un déficit budgétaire en hausse de 954,4 milliards ou 9,3% par rapport à l’année précédente. Une progression a été enregistrée dans tous les pays de l’Union, à l’exception du Niger qui a accusé un recul de 5,3%." 
 
Selon le rapport annuel de la BCEAO, "les plus fortes hausses des recettes budgétaires, d’une année à l’autre, ont été notées au Burkina (+16,0%), en Côte d’Ivoire (+13,4%) et au Mali (+9,6%)".
 
"En dépit de cette amélioration du recouvrement des recettes, le taux de pression fiscale reste faible. Il est passé de 16,6% en 2014 à 17,1% en 2016, demeurant en deçà de l’objectif communautaire de 20% au minimum visé à l’horizon 2019."
 
Les recettes non fiscales se sont chiffrées à 1.004,9 milliards en 2016, contre 1.227,9 milliards un an plus tôt. Quant aux dons budgétaires, ils se sont élevés à 1.321,7 milliards sur l’année 2016, en légère hausse de 0,8% par rapport à 2015. 

ASG/ASB