Zone des Niayes : un projet pour rendre davantage autonomes les producteurs horticoles
APS
SENEGAL-AGRICULTURE

Zone des Niayes : un projet pour rendre davantage autonomes les producteurs horticoles

Dakar, 18 mai (APS) - Le projet de renforcement des capacités des petits producteurs horticoles (projet SHEP, sigle anglais) va contribuer à faire du producteur un "acteur central" qui profitera en toute autonomie de sa production a déclaré, jeudi à Dakar, le directeur de l’Horticulture, Dr. Macoumba Diouf.


Le SHEP permettra d’"affranchir" le producteur qui pourra alors "produire pour vendre" et non "produire et vendre" a fait remarquer le directeur de l’Horticulture lors du lancement du projet soutenu par l’Agence japonaise de la coopération internationale (JICA) et coordonné par la direction de l’Horticulture.

"Ce projet va intervenir dans la zone des Niayes, cette bande de terre entre Dakar et Saint Louis où règne un climat de type canarien et qui procure près de 60% de la production horticole du Sénégal et 80% des exportations de fruits et légumes" a souligné Dr. Diouf.

Le projet qui sera mis en oeuvre par l’Agence nationale de conseil agricole et rural (ANCAR) va apporter une réponse à la problématique de nos filières, a-t-il estimé, ajoutant que l’approche a été expérimentée au Kenya de 2006 à 2009.

Le SHEP va accompagner les petits exploitants horticoles à transformer l’économie locale des différentes zones de productions a souligné le docteur Macoumba Diouf, relevant qu’il cherche "à réduire l’asymétrie d’information entre le marché et la production en faisant du producteur, l’acteur central".

"Cette méthode prône un changement de paradigmes et appelle les producteurs à s’affranchir du comportement ’produire et vendre’ en adoptant l’approche ’produire pour vendre" a-t-il expliqué.

Sous cet angle, a-t-il soutenu, le SHEP apparaît comme un outil pertinent qui apporte une réponse à la problématique de la compétitivité de la filière horticole en particulier.

"Ce projet devrait contribuer significativement à l’atteinte des objectifs du sous-secteur horticole en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle et la promotion des exportations" a estimé le directeur de l’Horticulture.

Pour sa part, Mamadou Ndiaye, membre de l’association des unions maraîchères des Niayes (AUMN) a estimé que le projet "est la solution d’une vieille doléance des producteurs qui, depuis plusieurs années, évoquaient la question de l’accès au marché en vue d’augmenter les revenus et de mettre fin aux inconvénients liés à la mauvaise commercialisation".

Il s’agit de la surproduction durant une certaine période, une forte variabilité des prix, une perte post-récolte assez importante entre autres a ajouté M. Ndiaye.

Selon lui, "la mise en œuvre de ce projet permettra une prise de conscience des producteurs qui se rendront compte des défis à relever et se lancer dans la recherche de solutions".


SBS/PON