24000 hectares de riz effectivement emblavés dans la vallée du fleuve
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SENEGAL-AGRICULTURE

24000 hectares de riz effectivement emblavés dans la vallée du fleuve

Saint-Louis, 23 sept (APS) - Vingt-quatre mille hectares de riz ont été emblavées dans la vallée du fleuve Sénégal, lors de la campagne d’hivernage 2019 durant laquelle le taux de réalisation par rapport aux prévisions devrait dépasser les 90%, a indiqué le directeur général adjoint de la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED), Amadou Thiam.
 
"Actuellement, les semis et les repiquages se poursuivent, surtout au niveau des délégations de Matam et Podor, pour dire qu’en termes d’emblavure par rapport aux prévisions, on peut s’attendre à un taux de réalisation qui peut dépasser les 90%, si toutes les superficies façonnées sont semées", a-t-il confié à l’APS. Il précise que les superficies façonnées tournent autour de 27.000 hectares.
 
Du point de vue du comportement des cultures, Amadou Thiam s’est voulu rassurant, soulignant qu’il n’a pas encore été "constaté d’infestation ou d’attaques majeures pour cette campagne".

Le seul problème noté, concerne selon lui la montée de la crue du fleuve Sénégal, qui "commence à occasionner des inondations dans quelques zones".
 
Il a en effet rappelé que la cote d’alerte avait été atteinte à la station de Bakel, le 28 août, et à celle de Matam, le 1er septembre, une situation à l’origine de la dégradation de la digue de protection d’un casier de la délégation de Bakel, et d’inondations dans la zone de Podor.
 
"Toutefois, une tendance baissière a été notée ces derniers temps et le niveau du fleuve est en deçà de la cote d’alerte aux niveaux de Matam et Bakel. L’onde de crue du fleuve Sénégal évolue actuellement vers la zone de Podor et le delta (Délégation de Dagana), où la gestion du barrage de Diama permet le passage sans grande conséquence sur les aménagements hydro-agricoles", a-t-il rassuré.

"Mais nous restons vigilants et suivons de très près la situation et éventuellement toutes les superficies endommagées seront recensées et des solutions seront proposées", a-t-il ajouté.
 
Le directeur général adjoint de la SAED annonce que dans le cadre de la préparation de cette campagne d’hivernage 2019-2020, des actions ont été menées par la SAED, dont une réunion de coordination consacrée à la préparation de la campagne.
 
"L’innovation pour cette campagne hivernage, a été l’implication des partenaires à cette rencontre qui, jadis, ne concernait que le dispositif SAED. Et à l’issue de cette réunion qui avait noté la présence des représentants de la DRDR [Direction régionale du développement rural], de la CNCAS devenue la Banque agricole du Sénégal et du CIRIZ [comité interprofessionnel du riz au Sénégal], un comité de réflexion et de suivi a été mis en place", signale Amadou Thiam.
 
Selon lui, la tournée du directeur général de la SAED dans toutes les délégations, Dagana, Lac de Guiers, Podor, Matam et Bakel, a permis de rencontrer et d’échanger avec tous les producteurs et de remobiliser le dispositif de conseil agricole de la SAED.
 
Lors de cette tournée, un accent particulier a été mis sur l’effectivité de la double culture qui reste le maillon faible pour atteindre les objectifs de production, indique-t-il.
 
Le DGA révèle que des mesures ont été prises pour "l’acquisition et la mise en place de matériel de récolte et de préparation du sol", en rappelant que "la faisabilité de la double culture du riz est souvent conditionnée par l’état du parc".
 
Il signale que le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural a mis à la disposition des producteurs, 19 nouvelles moissonneuses batteuses, qui ont été distribuées aux producteurs en procédure d’urgence.
 
Selon M. Thiam, la SAED a également mis en œuvre un programme minimum de maintenance, particulièrement pour les délégations du lac de Guiers et de Podor.
 
"Pour le suivi de la campagne, le directeur général a instruit les délégations à mettre en place des comités de suivi des campagnes regroupant les producteurs, les structures techniques et les représentants des collectivités territoriales", signale M Thiam.
 
Il estime que ces dernières doivent jouer un rôle très important dans la mise en valeur des terres. Ces comités ont été mis en place avec l’appui des préfets et "ont même fait l’objet d’arrêtés préfectoraux et les premières rencontres tenues ont permis de faire le point, d’identifier les problèmes et de proposer un plan d’actions, renseigne-t-il.

BD/ASG/BK