RIZ : Le SRI a permis d’augmenter les rendements (techniciens)
APS
SENEGAL-AGRICULTURE

RIZ : Le SRI a permis d’augmenter les rendements (techniciens)


Kaolack, 25 nov (APS) - L’utilisation du Système de riziculture intensive (SRI) par les producteurs de plusieurs zones d’écologies rizicoles du Sénégal a contribué fortement à l’augmentation des rendements à l’hectare en riz, ont soutenu, vendredi, des agents techniques et spécialistes de l’agriculture.


Le SRI est une nouvelle technique agricole qui change les pratiques classiques de la riziculture en permettant notamment aux plants de riz de mieux exprimer leur potentiel de production.


En termes pratiques, il s’agit de produire le riz avec moins de semences, d’eau, et d’engrais, sur un sol riche en matière organique et bien aéré, lit-on sur un document.


Son introduction au Sénégal depuis 2005 au niveau de la vallée du fleuve Sénégal et plus tard dans plusieurs zones d’écologies rizicoles a permis une augmentation des rendements en riz, a souligné le directeur de la zone Bassin arachidier Sud, de l’Agence nationale du conseil agricole et rural (ANCAR), Abdoulaye Sy.



Il s’exprimait lors d’un atelier de restitution d’une étude sur la capitalisation des expériences de diffusion du Système de de riziculture intensive (SRI) au Sénégal.



’’Les rendements en riz obtenus sont divers. Dans la vallée du fleuve Sénégal, vous avez des rendements de l’ordre de 8 tonnes à l’hectare, 9 tonnes à l’hectare et même de 10 tonnes à l’hectare. Dans le bassin arachidier, vous avez des rendements de 4 tonnes à l’hectare, en Casamance des rendements de 5 tonnes à l’hectare’’, a-t-il indiqué.



’’Donc, globalement dans toutes ces zones, vous voyez que l’introduction du SRI a doublé au moins les rendements en riz, et c’est extrêmement important de voir qu’avec peu d’intrants, on a doublé les rendements d’une tonne ou deux tonnes à 4 tonnes à l’hectare aujourd’hui’’, s’est-il réjoui.


’’Cela a permis aussi de comprendre que dans beaucoup de localités ignorées en matière de riziculture, le SRI, actuellement se pratique avec des résultats très intéressants’’, a ajouté M. Sy.


Abondant dans le même sens, le responsable technique du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), Mamina Ndiaye, a soutenu qu’avec ’’le SRI on a des rendements en riz au minimum de trois tonnes à l’hectare jusqu’ à 4 tonnes à l’hectare’’.


Selon lui, la technologie du système du Système de de riziculture intensive ’’peut contribuer à l’amélioration des rendements de la riziculture pluviale’’.


Pour en arriver là, il faut davantage sensibiliser la population pour qu’elle adopte cette technologie, les former à cette technologie très utilisatrice de main-d’œuvre, renforcer le matériel agricole, aménager les bas-fonds, changer les mentalités et les habitudes des producteurs, a t-il expliqué.


Organisé par le Programme de Productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), l’atelier a enregistré la participation de plusieurs acteurs issus d’institutions et structures intervenant sur le développement de la riziculture dans l’ensemble des écologies rizicoles du Sénégal.



Financé par la Banque mondiale, le PPAAO vise à rendre l’agriculture plus productive et durable tout en favorisant l’intégration régionale dans la zone CEDEAO sous la coordination du CORAF/WECARD.



 


 


 

AB/OID