Le projet DRIARS crédité de ‘’résultats satisfaisants’’ à quelques mois de sa clôture
APS
SENEGAL-AGRICULTURE

Le projet DRIARS crédité de ‘’résultats satisfaisants’’ à quelques mois de sa clôture

Dakar, 1er avr (APS) - Le Projet de développement d’une résilience à l’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal (DRIARS) a donné ‘’des résultats satisfaisants’’, à quelques mois de la clôture de ses interventions, malgré le contexte de crise sanitaire liée au Covid-19, a soutenu le président de son comité de pilotage.
 
‘’Un projet est évalué à l’aune de ses réalisations physiques et financières, le projet DRIARS est à 72 % de réalisations physiques et 54 % de réalisations financières, nonobstant la pandémie de Covid-19 qui a retardé beaucoup d’actions sur le terrain’’, a dit Youssoupha Guèye.
 
Pour la réalisation des dernières activités, le comité de pilotage a recommandé à l’unité de coordination et de gestion du projet d’accélérer les procédures, de concert avec les bailleurs, notamment la Banque islamique de développement, pour terminer les chantiers avant la clôture prévue dans cinq mois, a ajouté M. Guèye, par ailleurs directeur des bassins de rétention et lacs artificiels.
 
Le projet DRIARS, déclinaison nationale d’un programme régional du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel, a contribué à la réduction de l’insécurité alimentaire et au développement de la résilience des populations vulnérables au Sénégal en améliorant leurs moyens d’existence en milieu rural, a indiqué le président de son comité de pilotage.
 
Il s’agissait d’aider les populations ciblées à mieux s’adapter aux conséquences du changement climatique, à travers la réalisation d’infrastructures pouvant augmenter la capacité de production de leurs actifs et contribuer au renforcement de leurs capacités, a-t-il expliqué.
 
Outre les infrastructures déjà réceptionnées au cours de l’année 2020, 107 chantiers sont en cours d’exécution dans cinq régions d’intervention : Matam, Saint-Louis (nord), Fatick (centre), Tambacounda (est) et Ziguinchor (sud), a précisé le coordonnateur de l’unité de gestion du projet, Cheikh Oumar Ndiaye. 
 
Selon lui, les chantiers concernent plusieurs types d’infrastructures dont des unités aquacoles, des magasins de stockage d’aliments de bétail et de céréales, de parcs utilisés pour la vaccination du bétail. 
 
Il y a aussi des puits pastoraux, des réhabilitations de laboratoires, entre autres infrastructures.
 
‘’Le projet est dans sa dernière année d’exécution et à cinq mois de la clôture, les réceptions de certaines infrastructures vont se faire certes sous peu, mais il y a des chantiers un peu plus lourds à finir, notamment les bassins de rétention et les parcelles rizicoles qui ne pourront pas être achevés dans le délai indiqué’’, a souligné M. Ndiaye.
 
D’où la suggestion du comité de pilotage, consistant à prolonger la durée du projet d’un an au moins, pour arriver techniquement et financièrement à boucler les réalisations en cours dans les régions bénéficiaires.
 
Le coût total du projet, de 14,5 milliards de francs CFA lors de son démarrage en 2016, a été réduit de 4,5 milliards en raison de la pandémie de Covid-19, selon Cheikh Oumar Ndiaye.
 
Une ‘’éventuelle prolongation’’ est une décision relevant des autorités, du principal partenaire financier et de l’instance régionale à l’initiative du projet, le Conseil inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel.
 
Au terme de la rencontre, les membres du comité de pilotage ont approuvé à l’unanimité le bilan des activités de l’année 2020, y compris le rapport de l’audit des comptes et le projet de programme de travail et de budget annuel proposé pour 2021 en concertation avec les agences d’exécution.
 
Le Projet de développement d’une résilience à l’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal, financé par la Banque islamique de développement, est placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural.


ADL/BK/ESF