Pour un dispositif de collecte des données horticoles à l’échelle régionale
APS
SENEGAL-HORTICULTURE-STATISTIQUES

Pour un dispositif de collecte des données horticoles à l’échelle régionale

Thiès, 11 juin (APS) - Le directeur régional du développement rural (DRDR) de Thiès (ouest), Mamadou Guèye, a relevé lundi la nécessité de mettre en place un dispositif de collecte des données horticoles permettant d’évaluer la part de chaque région dans la production nationale de légumes.

"Il faut identifier la part chaque région dans la production horticole du pays", a dit M. Guèye dans un entretien avec l’APS. 
 
Jusqu’ici, seule la production nationale est connue, mais les chiffres à l’échelle régionale sont ignorés, a laissé entendre le responsable de l’agriculture de cette région à vocation horticole, qui fournit une bonne partie du pays en légumes. 
 
L’oignon, la pomme de terre, la carotte entre autres, y sont largement cultivés. Le DRDR a noté que l’absence des données horticoles régionales, jugées "nécessaires", constitue "un point faible" que déplorent les techniciens de l’agriculture, dont l’horticulture est un sous-secteur. 
 
Il a expliqué, toutefois, que cette situation tient au "caractère complexe" de l’horticulture, où à la différence des grandes cultures, on récolte plusieurs fois dans l’année. 
 
Ce qui fait que la collecte de données nécessiterait la mobilisation de beaucoup d’enquêteurs sur le terrain, ce qui "demande beaucoup plus de moyens" aussi. 

"On en discute toujours, mais on n’a pas encore trouvé de solution", a-t-il relevé, indiquant qu’à l’échelle régionale, il est surtout fait recours à "des estimations" concernant la production horticole. 
 
Mamadou Guèye dit avoir suggéré à l’ANSD de faire faire en sorte qu’à défaut d’avoir les statistiques sur la production, l’on puisse collecter, avec l’aide de partenaires, des données sur la commercialisation des produits horticoles. 
 
Pour lever cette "contrainte majeure", liée au manque de statistiques, l’on pourrait, par exemple, mettre à contribution les étudiants de l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (ENSA) de l’université de Thiès et des écoles de formation. 
 
Certaines organisations de producteurs disposent des données de leur commercialisation, à l’image par exemple de l’IGPM de Mboro, a signalé le technicien.
 
D’autres associations de producteurs de Kayar et Notto Gouye Diama font également d’importants chiffres d’affaires et tiennent une comptabilité de leur activité. 
 
Dans la région de Thiès, outre la zone des Niayes, l’horticulture est aussi pratiquée à Notto Diobass, Thiénaba, Tivaouane et Pékesse, a-t-il rappelé.
 

ADI/BK