Pesticides : un expert relève l’’’urgence’’ de renforcer les infrastructures de contrôle
APS
SENEGAL-AGRICULTURE-INTRANTS

Pesticides : un expert relève l’’’urgence’’ de renforcer les infrastructures de contrôle


 Saly-Portudal (Mbour), 21 déc (APS) – Le chef de la division ‘’Législation et quarantaine des plantes’’ de la Direction de la protection des végétaux (DPV), Abdoulaye Ndiaye, a rappelé mercredi l’urgence de renforcer les infrastructures de contrôle des pesticides.

Il s’exprimait à Saly-Portudal (Mbour, ouest), où se tient une session du Réseau de suivi de l’environnement physique des pesticides et de partage du bilan de la campagne horticole d’exportation 2016.


En rappelant l’urgence de renforcer les infrastructures de contrôle des pesticides, il a invoqué le contexte international marqué par l’augmentation des pesticides et des produits chimiques dans le commerce international.


Il estime que cela permettrait de pouvoir vérifier la conformité technique des formulations, en vue d’assurer la "sécurité chimique" du pays. D’après lui, la DPV et la Fondation CERES-Locustrox, avec l’appui du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (WAAPP/PPAAO), sont en train de relever le plateau technique pour que des analyses puissent se faire de manière systématique pour compléter le dispositif de contrôle des pesticides.


‘’Le volet qu’il ne faudrait pas perdre de vue dans la promotion de nos productions et exportations horticoles, c’est sans nul doute l’utilisation raisonnée des pesticides, dans ce contexte de changements climatiques’’, a souligné le chef de la division ‘’Législation et Quarantaine des plantes’’ à la DPV.


 D’après lui, malgré les efforts fournis en termes de suivi et d’assainissement, beaucoup d’études montrent que ce secteur pose un problème de santé publique, à cause des mauvaises pratiques, et surtout, du déficit de formation de certains acteurs.


Il a profité de l’occasion pour demander aux services techniques de mettre les bouchées doubles, pour organiser et règlementer la vente et la distribution des pesticides au Sénégal. Cela participe de l’amélioration de la sécurité des denrées alimentaires pour les populations, d’une part, et contribue au positionnement des produits sur des segments de marchés très sélectifs, d’autre part.



‘’Il est assigné au secteur horticole porteur des objectifs ambitieux dans le court terme. Je reste persuadé que cela est encore à notre portée vu les performances des entreprises exportatrices et le potentiel de certains projets agrobusiness’’, a indiqué M. Ndiaye. Il note ‘’avec satisfaction’’ la progression ‘’régulière’’ constatée ces dernières années en termes d’organisation, de renforcement des capacités et d’amélioration des approches d’intervention des services de contrôle, dans un contexte de partenariat public-privé.



 ‘’Nous sommes aujourd’hui à une centaine de petites et moyennes entreprises horticoles (PMEH) inscrites dans la base de données de la DPV et celles en activité ont été suivies par le dispositif de contrôle, pour garantir le respect des exigences normatives des partenaires commerciaux’’, a fait savoir Abdoulaye Ndiaye. Il assure que les produits ‘’origine Sénégal’’ ont été bien appréciés sur le marché international.

ADE/ASG