Pape Abdoulaye Seck :
APS
SENEGAL-AGRICULTURE-ANALYSE

Pape Abdoulaye Seck : "L’avenir de l’agriculture dans le monde se joue en Afrique"



Kaolack, 3 août (APS) - Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Pape Abdoulaye Seck a soutenu, mardi à Kaolack, que "l’avenir de l’humanité, en ce qui concerne l’agriculture, se joue sur le continent africain".


"L’avenir de l’humanité, du monde, en ce qui concerne l’agriculture, n’est ni à gauche, ni à droite, mais en Afrique et vous (journalistes) devez être conscients de ça", a-t-il déclaré, estimant que ceci est d’autant pus avéré que l’Afrique est riche d’importantes superficies de terres arables et d’autres facteurs de production.


Le ministre sénégalais s’exprimait lors d’un point de presse animé conjointement avec le docteur Dr Kanayo F. Nwanzé, président du Fonds international de développement agricole (FIDA), en visite officielle de 5 jours démarrée dimanche dernier.
 
’’Contrairement à cet état de fait qui se généralise plus qu’ailleurs qu’en Afrique, notre continent a encore beaucoup de terres arables que nous n’utilisons pas de façon significative. Nous avons le soleil, nous avons des jeunes et nous avons encore de l’espace que d’autres (continents) n’ont pas’’, a-t-il expliqué.



Il a souligné que des statistiques nous apprennent qu’en 1960, "un habitant de notre planète disposait de 0,45 hectare pour se nourrir et on projette actuellement pour 2050, à 0,15 hectare pour nourrir un homme".

"Cela veut dire que la terre devient de plus en plus extrêmement
rare sans dans le monde plus particulièrement dans certaines parties du globe", a-t-il commenté.


Donc, a-t-il relevé, "si aujourd’hui les asiatiques sont inquiets, en ce qui concerne leur production rizicole et comptent en réalité sur l’Afrique, à l’avenir, pour se nourrir en riz. C’est parce que nous avons ce qu’ils n’ont pas, c’est la terre".


"Et une fois cette conscience acquise, il faut vous dire qu’il faut que nous (populations africaines) consommions ce que nous produisions’’, a-t-il préconisé, soulignant que "grâce au génie potentiel de nos chercheurs, nous avons aussi les connaissances et les technologies pour booster la production agricole".


’’Les changements structurels de notre agriculture sont du ressort également des agriculteurs, des chercheurs, des camionneurs, des journalistes qui doivent donner la bonne parole pour accompagner tout cela, bref les questions agricoles sont une affaire de tous", a-t-il ajouté.


Le ministre a précisé que pour ce qui est du Sénégal, le gouvernement, considère la terre comme un facteur de production essentiel.

’’Et cette terre, a-t-il encore souligné, est incontestablement réduite dans le monde, il y a incontestablement de moins en moins d’espaces cultivables dans certains continents’’.


"C’est pourquoi, a-t-il confié, le président de la République, Macky Sall a raison de dire que, c’est au tour de l’Afrique de miser sur agriculture, pour assurer, son développement".


Le docteur Dr Kanayo F. Nwanzé, président du Fonds international de développement agricole (FIDA) a souligné, de son côté, que "l’agriculture est la base d’une transformation d’un pays".

Il a cité le cas de certains pays comme la Chine, le Brésil, ou encore le Viet Nam qui, selon lui, "ont assuré leur développement à partir de la transformation de leurs potentiels agricoles".


Un peu avant la rencontre avec les journalistes, le ministre Pape Abdoulaye Seck et son hôte, le docteur Dr Kanayo F. Nwanzé ont visité des réalisations du Projet d’appui aux filières agricoles (PAFA) effectuées dans les communes de Ndiendieng (Kaolack) et de Sokone (Fatick).



 

AB/PON