Les promesses de rendements agricoles meilleurs à Ndoulo
APS
SENEGAL-AGRICULTURE

Les promesses de rendements agricoles meilleurs à Ndoulo

Diourbel, 29 sept (APS) - La bonne évolution des différentes cultures augure de bons rendements dans l’arrondissement de Ndoulo (Diourbel, centre), a salué lundi, son sous-préfet, Mouhamadou Sow.

"Je nourris l’espoir d’une grande satisfaction parce qu’on peut dire que l’hivernage a tenu ses promesses. Ce que nous avons vu à travers les champs d’agriculteurs, de producteurs très connus, est rassurant ", a-t-il notamment déclaré lors d’une tournée agricole entamée auprès des producteurs de sa circonscription administrative.

Prévue sur deux jours, elle doit le conduire dans les communes de Ngohé, Tocky Gare, Toure Mbonde, Pattar, Ndoulo.

Selon lui, à l’exception des champs du marabout Serigne Moustapha Lakram, tous les autres qu’il a visités sont de "superficies très importantes et ont des rendements très remarquables et sans gros moyens".

Dans la commune de Ngohé, le sous-préfet en compagnie du maire François Fall s’est rendu chez le producteur Mbade Ndiaye dans le village de Lagnar.

"Nous avons visité les champs de Mbade Ndiaye et Serigne Abdoulaye Diop qui s’étendent à perte de vue et aussi nombreux que variés et ils l’ont fait sans gros moyens", a-t-il magnifié.

A l’en croire, ces résultats sont le fruit d’un engagement, une volonté et un amour du métier parce que l’avenir du Sénégal doit reposer sur l’agriculture.

’’Je cultive plusieurs spéculations (mil, niébé, oseille, arachide avec la variété 55 à cycle court plus adaptées au sol). J’ai bon espoir pour la récolte que je compte faire après le magal de Touba’’, a fait savoir le producteur au sous-préfet.

Après l’étape de Ngohé, la délégation s’est rendue au village de Afia dans la commune Tocky Gare où se trouve l’une des plus grandes exploitations du département voire de la région.

A Afia, le marabout a un champ de Sésame qui s’étend sur près de 200 hectares et est en train d’expérimenter une nouvelle variété de mil.

Le producteur ne se fixe pas de limite dans sa passion parce que ses champs sont également implantés à Darou Salam situé dans l’arrondissement d’Ouadiour dans le département de Gossas à Fatick.

Sur place, le producteur a aménagé près de 400 hectares le 25 mai 2015 avec un bassin de rétention pour augmenter ses productions et expérimenter de nouvelles cultures dont le maïs, le gombo et le sésame.

Pour mener à bien ses activités et augmenter ses rendements, le marabout-cultivateur a fait de gros investissements en achetant 8 tracteurs d’une valeur plus de 200 millions FCFA (...). 

De même, le premier producteur de Sésame du Sénégal envisage aussi de faire de la culture de contre-saison cette spéculation.

Serigne Moustapha Abdou Lakram Mbacké s’adonne aussi à la culture fourragère non seulement pour assurer l’alimentation de son bétail mais également pour fertiliser le sol qu’il laisse reposer au moins une année.

"Je fais également de la culture fourragère qui me permet de faire de l’engrais bio et en même temps de fertiliser le sol. Cette année, j’ai cultivé plusieurs d’hectares mais j’ai laissé certains champs en jachère pour que le sol ne soit pas usé", a-t-il lancé fièrement à l’assistance’’.

Le marabout a à sa disposition 8 tracteurs, une centaine de chevaux et une main d’oeuvre suffisante pour réaliser ses ambitions.

A Koba toujours dans la commune de Tocky Gare, le sous-préfet a visité les exploitations de Serigne Abdoulaye Diop, un autre grand exploitant agricole dans la localité.

Trouvé dans sa maison, le producteur a laissé son fils, Bassirou Diop conduire la délégation dans quelques champs de la famille.

"Après Serigne Moustapha Lakram Mbacké, mon père est le plus grand producteur de la localité. Il cultive du tout, il lui suffit d’avoir les semences. On cultive 92 hectares pour ces différentes cultures. Il emploie plus de 10 saisonniers à raison de 250.000 FCFA pour l’aider dans le travail", a-t-il dit.

Serigne Abdoulaye Diop a 5 champs de mil, 11 champs d’arachide et de niébé, de l’arachide entre autres cultures. "On n’a pas encore de tracteurs même s’il aimerait bien en avoir mais pour le moment, il utilise des chevaux et achète quelques outils pour faciliter le travail", a expliqué M. Diop.

Dans l’un des vastes champs présentés aux membres de la délégation, on voit une association de cultures (mil, arachide, niébé), "une pratique difficile" à réussir, selon Ibrahima Ndiaye, responsable local de l’Ancar (Agence nationale du conseil agricole et rural).

Pour la commercialisation de sa production, Serigne Abdoulaye Diop se limite au niveau du Secco de Tocky Gare, refusant d’aller ailleurs pour plus de profit.

Le sous-préfet de Ndoulo a relevé la nécessité d’accompagner ces producteurs à travers une mécanisation de leurs activités pour avoir de meilleurs rendements dans les années à venir

‘’Ce sont des gens que l’Etat doit accompagner, appuyer à travers la motorisation de l’agriculture, mais il faut aller au-delà de l’agriculture familiale, faire un agro-business parce que les potentialités existent ‘’, a plaidé Mouhamadou Sow.

 

FD/ASB/AKS