Le risque acridien : Une menace permanente pour les économies agricoles (FAO)
APS
SENEGAL-AFRIQUE-AGRICULTURE

Le risque acridien : Une menace permanente pour les économies agricoles (FAO)

Dakar, 18 juil (APS) - En période d’accalmie, le risque acridien constitue pour la région Sahel une menace permanente pour les économies agricoles déjà fragilisées et handicapées par des conditions naturelles difficiles, conséquences du changement climatique, a indiqué le représentant du Fonds des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).
 
Selon Patrick David qui s’exprimait à l’ouverture, lundi à Dakar, de la session conjointe de la Commission de lutte contre le criquet pèlerin en région occidentale (CLCPRO), "Il faut faire montre davantage de vigilance et prudence de notre part pour faire face à des éventualités".

Comparée à la recrudescence de 2003-2005, la réponse à la menace acridienne au Sahel en 2012-2013 était beaucoup plus rapide et plus efficace, a-t-il dit.
 
"La réaction presque assimilable à de l’anticipation a permis de maîtriser la situation et d’éviter une recrudescence", a soutenu Patrick David, nouveau représentant de la FAO au Sénégal.
 
C’est pourquoi la FAO compte "énormément sur l’engagement des pays afin de déployer sa stratégie de prévention aujourd’hui et dans les années à venir", a-t-il souligné.
 
"La coopération des pays membres, des gouvernements et l’appui permanent des partenaires au développement de la CLCPRO s’avèrent indispensables à la prévention contre la résurgence des criquets pèlerins", a estimé Patrick David.
 
La région Ouest de l’Afrique, a ajouté Patrick David, fait face aujourd’hui à de nouveaux challenges et la priorité doit être consacrée au renforcement du dispositif de lutte antiacridienne et une meilleure préparation pour gérer toute situation d’urgence.
 
L’objectif de cette 8ème session et de la 11ème Réunion du Comité exécutif de la CLCPRO est de faire le point sur les activités menées depuis deux ans et faire le plan d’action pour les deux prochaines années (2016 -2018), a, quant à lui, relevé son coordonnateur, Mohamed Lemine Hamouny.
 
"Les criquets pèlerins sont les plus grands ravageurs de la région pour notre agriculture", a-t-il souligné. 
 
La commission a été créée en 2002 pour faire face à ces résurgences et arrêter le développement des invasions acridiennes à travers la mise en œuvre d’un système d’alerte précoce, a dit son coordonnateur.
 
Un plan d’action a permis, en 2014, d’arrêter l’invasion acridienne qui avait commencé en Mauritanie et qui pouvait se développer dans la sous région.
 
"Un point positif qui a démontré la solidarité des pays notamment l’évolution sur plusieurs aspects notamment la gestion des pesticides, la mobilisation des ressources pour une intervention rapide en cas de résurgence", a retenu M. Hamouny.
 
Au cours de cette session présidée par le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, les participants réfléchiront également sur la mise en œuvre d’un plan de surveillance appropriée en vue de la réunion des ministres chargés de la lutte antiacridienne des dix pays membres de la commission prévue en octobre. 

La commission réunit les représentants de l’Algérie, du Burkina Faso, de la Lybie, du Mali, du Maroc, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal, du Tchad et de la Tunisie.
 
 
 

ADL/PON