Le CORAF veut mettre la science au service de l’intégration régionale (directeur exécutif)
APS
AFRIQUE-AGRICULTURE-DEVELOPPEMENT

Le CORAF veut mettre la science au service de l’intégration régionale (directeur exécutif)

Saly-Portudal (Mbour), 6 avr (APS) – Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) s’est engagé à mettre la science au service de l’intégration régionale pour booster le développement agricole a indiqué, jeudi à Saly-Portudal (Mbour), son directeur exécutif, le docteur Abdou Tenkouano.


 
 
"Nous accordons une importance au dispositif que le CORAF a la charge de mettre en place, l’intégration régionale qui sert de moteur au développement agricole et économique" a notamment dit M. Tenkouano, expliquant que ce dispositif est composé des Centres nationaux de spécialisation (CNS) sur des chaînes de valeur prioritaires de la région.

Dr Tenkouano s’exprimait à l’ouverture de l’atelier régional de restitution des conclusions de la seconde évaluation des Centres nationaux de spécialisation (CNS) du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO).
 
Cette rencontre est organisée à l’initiative du Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) qui regroupe les instituts nationaux de recherche de 23 pays en Afrique de l’ouest et du centre et dont le siège est basé à Dakar.
 
"Lorsque les chefs d’Etat africains se sont engagés en faveur de l’agriculture et du développement rural au sommet de Maputo en 2003, pour augmenter la croissance agricole de 6% par an, en allouant 10% des ressources publiques à l’agriculture et au développement rural, cela a donné lieu au développement du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) que chaque communauté économique régionale devrait mettre en œuvre", a-t-il dit.
 
C’est ainsi que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a initié le PPAAO et le CORAF a été mandaté pour en assurer la coordination technique, avec la facilitation financière et institutionnelle de la Banque mondiale. 
 
"Ce programme de productivité est financé par les pays qui le mettent en œuvre au moyen d’emprunts auprès de la Banque mondiale. C’est donc un symbole fort de l’appropriation par ces pays de leur destinée qu’ils veulent commune", a souligné Dr Abdou Tenkouano, selon qui les CNS doivent évoluer en Centres régionaux d’excellence (CRE).
 
D’ailleurs, le CNS du Sénégal basé à Thiès a pratiquement satisfait tous les critères pour devenir un Centre régional d’excellence (CRE) et constitue l’un des deux sur les neuf qui ont été évalués.

"Donc, le Sénégal montre ainsi son leadership dans ce domaine", a fait valoir du directeur exécutif du CORAF.
 
"L’appropriation continue de ce dispositif par le Sénégal, les investissements conséquents pour rendre tout cela opérationnel pour le Sénégal et pour toute la région, c’est ce que nous attendons", a-t-il lancé, précisant toutefois que sur un programme d’investissement de l’ordre de 1,5 milliard de francs CFA prévus, le CORAF est à un taux de 311% de réalisation au Sénégal.
 
Il estime que le gouvernement, qui a beaucoup plus de moyens que le CORAF, pourra certainement mettre beaucoup plus que cela pour renforcer ce dispositif qui sera porteur de changement de l’agriculture du Sénégal dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE) pour le bonheur des sénégalais.
 
ADE/PON