La contractualisation peut régler le probléme de la commercialisation, selon Moustapha Lo Diatta
APS
SENEGAL-AGRICULTURE

La contractualisation peut régler le probléme de la commercialisation, selon Moustapha Lo Diatta


Kaolack, 5 nov (APS) - La contractualisation entre organisations de producteurs et les industriels peut régler les problèmes de commercialisation auxquels est confrontée l’agriculture sénégalaise, a déclaré Moustapha Lo Diatta, ministre délégué chargé de l’accompagnement et de la mutualisation des organisations paysannes auprès du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural. 


Il s’exprimait ce lundi à Kaolack à l’occasion d’un atelier de capitalisation des modèles de contractualisation entre industriels et organisations de producteurs dont l’objectif est, entre autres, d’élaborer une feuille de route pour l’accompagnement de l’Etat dans ce processus.


‘’La contractualisation apparait comme un moyen plus adapté d’organiser la production et la commercialisation des produits agricoles qui posent problème aux producteurs notamment dans le bassin arachidier’’, a dit M. Diatta rappelant les bonds considérables enregistrés ces dernières années par l’agriculture sénégalaise.


Ainsi, dira-t-il, l’opérationnalisation du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS) a permis de porter la production de riz à 1 011 269 tonnes, soit une évolution de 80,9 pourcent de 2014 à 2017.


L’arachide a connu également pendant ce temps une augmentation considérable passant de 669 329 tonnes à 1 405 223, selon le ministre qui note le doublement de la production de l’oignon durant la même période.


Cependant les producteurs sont confrontés à des problèmes d’écoulement de leur production s’exposant ainsi à l’exploitation des intermédiaires qui souvent achètent leur production à des prix peu rémunérateurs.


Se félicitant de la forte présence des différents acteurs de ce programme, il estime que ‘’le développement de la contractualisation en aval, avec des acheteurs institutionnels ou privés souvent exigeants en termes de qualité, est une piste à développer’’.


Au nom des organisations de producteurs, Ndiouck Mbaye, présidente nationale des femmes rurales, a estimé que cet atelier ‘’vient à son heure pour régler ce lancinant probléme de la commercialisation’’.


Elle n’a pas manqué d’attirer l’attention du ministre sur l’importance de mettre à la disposition des acteurs de la filière assez de financements pour permettre la bonne marche de tout programme entrepris dans ce domaine.

AMD/OID