La souveraineté alimentaire passe par le contrôle des facteurs de production, selon le directeur exécutif de CICODEV
APS
SENEGAL-AFRIQUE-AGRICULTURE

La souveraineté alimentaire passe par le contrôle des facteurs de production, selon le directeur exécutif de CICODEV

Saly-Portudal (Mbour), 5 nov (APS) – La souveraineté alimentaire passe par le contrôle des ressources naturelles et des facteurs de production, affirme Amadou Kanouté, directeur exécutif de l’Institut panafricain pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement (CICODEV/Afrique).
 
"Il n’est ps possible d’avoir une souveraineté, une sécurité alimentaire si nous n’avons pas le contrôle de nos ressources naturelles et des facteurs de production’’, la terre, a-t-il soutenu.
 
Le directeur exécutif de CICODEV/Afrique, organisation membre de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA), intervenait lors de la deuxième conférence internationale sur l’agro-écologie et les systèmes alimentaires africains, ce week-end à Saly-Portudal (Mbour, ouest), à l’initiative de l’AFSA.
 
"Nous sommes dans des systèmes politiques qui font la promotion de l’agro-industrie, d’une agriculture commerciale qui donne tout et tout aux gros investisseurs au détriment des exploitations familiales (...)’’, a déploré M. Knout.
 
Selon lui, il n’est "pas possible d’avoir un développement durable quand il faut attendre d’acheter des semences, chaque année, auprès de l’agro-industrie qui va vous obliger à acheter des organismes génétiquement modifiés (OGM) que vous ne contrôlez même pas".
 
Dans un contexte actuel marqué par la lutte contre la pauvreté et la nécessité de prendre en compte les effets du changement climatique, il y a davantage un besoin de "systèmes qui reposent sur le respect de la nature, des sols, sur les techniques et connaissances des paysans’’, que d’un système recourant "à des intrants chimiques, à des méthodes agriculturales qui sont extrêmement intensives et capitalistiques entre autres", a-t-il laissé entendre.
 
ADE/BK