L’agriculture et le développement rural, éléments de réponse à la migration (FAO)
APS
SENEGAL-AGRICULTURE

L’agriculture et le développement rural, éléments de réponse à la migration (FAO)

Dakar, 11 oct (APS) – Le représentant résident au Sénégal de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Reda Lebtahi, a insisté mercredi à Dakar sur la nécessité de prendre en compte l’agriculture et le développement durable comme ’’parties intégrantes de la réponse globale au phénoméne migratoire".
 
"En tant que partenaire au développement du Sénégal, la FAO est convaincue que toute stratégie visant à relever les défis liés à la migration devra prendre en compte l’agriculture et le développement rural comme parties intégrantes de la réponse globale au phénomène", a-t-il dit.
 
M. Lebtahi co-animait cet après-midi avec le directeur de l’agriculture, Oumar Sané une conférence de presse en prélude de la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA) prévue le 16 octobre prochain à Sédhiou. Une Journée qui commémore la création en 1945 de cet organisme des Nations unies.
 
Le thème retenu pour cette année : "Changeons l’avenir des migrations. Investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural", est d’une "brûlante actualité", a soutenu de son côté le directeur de l’agriculture, Oumar Sané.
 
A l’en croire, "appréhender les soubassements du phénomène migratoire relève d’une certaine complexité, tant les motivations sont profondes et parfois imbriquées".
 
 "A la fois cause et conséquence des changements intervenus dans l’agriculture et le monde rural, l’avenir des migrations est étroitement lié à la problématique de l’emploi des jeunes et des femmes", a estimé M.Sané.
 
Il a également renseigné que le choix porté sur la région de Sédhiou est lié au fait qu’elle est "fortement affectée par l’émigration de sa jeunesse" qui a besoin d’un changement de mentalité et d’une agriculture moderne différente de l’image du paysan traditionnel jugée dégradante par ces derniers.
 
Pour Reda Lebtahi, cette journée se déroule dans un contexte particulier marqué par une amplification sans précédent du phénomène migratoire.
 
Mais, il est d’avis qu’en investissant dans le développement rural, "la communauté internationale peut aussi exploiter le potentiel des migrations pour soutenir le développement et renforcer la résilience des populations déplacées et des communautés d’accueil".
 
"En effet, promouvoir le développement rural, c’est permettre aux populations de rester sur place en créant des opportunités commerciales et des emplois pour les jeunes qui soient pas seulement basés sur l’agriculture", a-t-il fait savoir.
 
"C’est aussi d’autres activités comme la petite production laitière ou avicole, les entreprises de transformation des aliments ou de produits horticoles", a-t-il noté.
 
Selon M. Lebtahi, cette approche peut également entrainer une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle, des moyens de subsistance plus résilients, un meilleur accès à la protection sociale, une diminution des conflits liés aux ressources naturelles, des solutions viables pour faire face à la dégradation de l’environnement et au changement climatique.

MK/ASB/ASG