Développement durable : pour des politiques basées sur une planification de l’adaptation au changement climatique
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SENEGAL-AGRICULTURE-DEVELOPPEMENT

Développement durable : pour des politiques basées sur une planification de l’adaptation au changement climatique

Saly-Portudal (Mbour), 28 avr (APS) - L’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR) préconise des politiques de développement durable basées sur une planification de l’adaptation au changement climatique, selon son directeur exécutif, Cheikh Oumar Bâ.
 
Depuis trois ans, elle travaille sur l’impact du changement climatique à l’horizon 2035, en partenariat avec différentes parties prenantes (chercheurs, universitaires, société civile) au plan national comme mondial, notamment avec la NASA, a expliqué M. Bâ, mercredi, lors d’un atelier organisé à Saly-Portudal (Mbour, ouest).
 
’’Souvent, nos Etats réagissent par rapport à ce qui se passe, alors qu’ailleurs dans le monde, aux Etats-Unis par exemple, les gens sont en train d’aller même au niveau de la lune pour essayer de voir ce qui va se passer’’, a-t-il ajouté lors de cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre du projet ’’AgMIP-CLARE’’, projet d’intercomparaison et d’amélioration d’une agriculture modèle-climat et résilience.
 
Il indique que son organisation cherche à ‘’savoir quels sont les produits à valoriser à partir de 2035".
 
L’atelier de Saly Portudal, qui se tient jusqu’à jeudi, permettra de discuter avec les parties prenantes pour mieux comprendre les priorités relatives à la recherche et aux politiques de développement agricole au niveau national à travers la planification au changement climatique. Entre autres, il va aussi aider à identifier les lacunes et les besoins en matière de recherche et développement dans les processus nationaux d’adaptation au changement climatique.
 
Cheikh Oumar Bâ souligne que son organisation va ‘’essayer de proposer à l’Etat les mécanismes d’adaptation pour qu’à l’horizon 2035, nous puissions avoir des politiques publiques qui soient adaptées à cette situation de changement climatique’’, un phénomène qui, d’après lui, ‘’existera toujours’’.
 
Si l’adaptation au changement climatique se fait au niveau local et avec des approches différentes, le directeur exécutif de l’IPAR estime qu’il est important d’avoir des études de cas pratiques montrant quelles sont les capacités d’adaptation dans chaque localité.
 
‘’Nos recherches doivent prendre en compte les préoccupations diversifiées qui intègrent toutes les parties prenantes, parce que l’Etat seul ne peut pas prendre toutes les décisions’’, a-t-il préconisé.
 
Il prône des synergies dans les interventions à travers une diversité d’acteurs dans des ’’modèles intégrateurs’’ et des ’’politiques publiques inclusives’’.
 
’’Nous voulons que la science et la politique soient beaucoup mieux liées pour une meilleure planification des politiques publiques qui soient en mesure de faire face aux effets indésirables du changement climatique’’, a lancé de son côté l’économiste-chercheur à l’IPAR Ahmadou Ly. Ce dernier est membre de l’équipe de recherche AgMIP-CLARE qui évalue les impacts du changement climatique sur les systèmes de production agricole.
 
Selon M. Ly, l’IPAR, à travers ce projet, veut rendre l’information climatique accessible, de façon à ce qu’elle puisse être décryptée par les différents acteurs.
 
Le projet ’’AgMIP-CLARE vise à construire des scénarios de l’avenir de l’agriculture à travers l’adaptation au changement climatique et des voies de durabilité.

ADE/ASG/MD