Un chercheur loue le ’’solide réseau’’ sénégalais de production de semences
APS
SENEGAL-AGRICULTURE-RECHERCHE

Un chercheur loue le ’’solide réseau’’ sénégalais de production de semences

Dakar, 10 avr (APS) – Timothée Pasqualini, chercheur à la Fondation Indice d’accès aux semences, a vanté mercredi les mérites du Sénégal dans la consolidation d’un solide réseau de coopératives et de producteurs de semences.

‘’Le Sénégal est l’un des principaux pays pour les entreprises de semences dans la région ouest-africaine. Sur les 23 recensés, 14 sont présentes au Sénégal, pays qui se distingue par son solide réseau de coopératives’’, a-t-il notamment indiqué.

Le Sénégal doit avec le Nigeria servir d’exemple dans la sous-région pour atteindre l’objectif de développement d’une agriculture locale plus forte en Afrique de l’Ouest, a-t-il souligné en marge d’une réunion consacrée à ’l’engagement des partenaires pour la recherche, l’éducation et le développement agricoles (PAIRED).

La Fondation Indice d’accès aux semences entend à travers cette rencontre organisée dans la capitale sénégalaise partager son expérience afin d’aider les entreprises du secteur à soutenir l’accroissement de la productivité des petits exploitants agricoles tout en garantissant la sécurité alimentaire, et nutritionnelle, a fait savoir Pasqualini.

Il a ajouté : ‘’La plupart des petits exploitants de la région ont encore du mal à se procurer des semences de qualité et de nouvelles variétés de cultures, les ventes et les programmes de formation étant concentrés sur une poignée de pays’’.

Le chercheur a, à cet égard, pointé un manque important de recherches de développement du secteur privé dans la mise en place de nouvelles variétés de cultures en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Dans cette région, seul un tiers des pays dispose d’entreprises s’activant dans des activités d’amélioration végétale permettant de développer des variétés à rendement élevé, a fait valoir le chercheur.

Il a insisté sur l’importance de comprendre l’industrie semencière, de fournir une base de données pour nourrir le dialogue sur cette industrie et essayer de nouer des partenariats avec des organismes internationaux.

‘’Les entreprises ne se contentent pas seulement de vendre des semences. Elles veulent également accompagner les petits exploitants dans l’amélioration de leurs rendements dans un contexte de changements climatiques’’, a-t-il rappelé.

SBS/AKS