Un universitaire appelle à la création de stratégies adéquates pour juguler l’insécurité alimentaire
APS
SENEGAL-AFRIQUE-AGRICULTURE

Un universitaire appelle à la création de stratégies adéquates pour juguler l’insécurité alimentaire


Saly-Portudal (Mbour), 29 nov (APS) – Le recteur de l’Université de Thiès, le professeur Matar Mour Seck a appelé, lundi à Saly-Portudal, à la mise en ouevre "indispensable" de stratégies adéquates pour mieux lutter contre la pauvreté et avoir une agriculture durable en Afrique.

 

"Dans un contexte mondial marqué par une insécurité alimentaire persistante et dont les premiers africains sont les plus vulnérables, la mise en œuvre de stratégies adéquates s’avère indispensable pour la promotion d’une sécurité alimentaire et nutritionnelle, la lutte contre la pauvreté et une agriculture durable en Afrique au sud du Sahara", a souligné le professeur Matar Mour Seck.

Le recteur de l’Université de Thiès a estimé que c’est dans cette optique que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a initié un programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA).

"Dans ce cas, les programmes nationaux prioritaires d’investissement agricole (PNPIA) initiés dans chaque pays visent tous le même objectif de faire de l’agriculture un moteur de la croissance pour le développement économique et social", a dit le professeur Matar Mour Seck. 


L’universitaire s’exprimait lors du démarrage d’une session de formation qui porte sur la production, le conditionnement et le stockage des semences.

La formation qui s’achève le 9 décembre prochain entre dans le cadre de la mise en œuvre du PDDAA piloté par l’ENSA (Ecole nationale supérieure d’agriculture).


Pour le Sénégal, a-t-il poursuivi, le Plan Sénégal émergent (PSE) constitue le cadre normatif mis en place pour atteindre l’objectif de développement économique et social.

Le PSE qui vise une croissance durable à 7% dès 2018, a fixé les grandes orientations agricoles à travers le programme d’accélération de la cadence de l’agriculture (PRACAS), a rappelé le professeur Matar Mour Diop.


"Ce programme dont la stratégie globale est axée sur l’intensification des politiques agricoles, fait de la reconstitution du capital semencier le premier levier d’actions. Il s’agit notamment, de restaurer un environnement favorable au développement des productions agricoles, en rendant disponibles et accessibles des semences de qualité en quantité suffisante", a expliqué le recteur de l’Université de Thiès.


"Depuis la privatisation intégrale de la filière semencière intervenue en 1990, une déstructuration profonde s’est produite avec un contrôle quasi inexistante de la chaîne de production de semences et l’apparition d’acteurs dont le professionnalisme n’est pas toujours avéré", a constaté Pr Seck.


Le résultat de cette situation est "le constat sans équivoque de l’insuffisance généralisée, en quantité et en qualité, des semences certifiées produites pour toutes les espèces végétales depuis plusieurs années", selon Matar Mour Seck.


 


ADE/PON