Le DAC de SEFA a une capacité de production de 1000 tonnes par an (responsable)
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SENEGAL-AGRICULTURE

Le DAC de SEFA a une capacité de production de 1000 tonnes par an (responsable)

Sédhiou, 20 mars (APS) - Quelque 1000 tonnes de produits, toutes spéculations confondues, peuvent être récoltées chaque année, dans le domaine agricole communautaire (DAC) de SEFA (Sédhiou, sud), a affirmé Aliou Sow, le chef du projet.

"Notre capacité de production évolue de période en période. Si toutes les dispositions nécessaires pour la mise en production sont disponibles, on peut produire, chaque année jusqu’à mille tonnes, toutes spéculations confondues", a-t-il confié dans un entretien avec l’APS.

Il a souligné que dans le DAC cohabitent l’agriculture hivernale et maraîchère, la production animale avicole, bovine et ovine, mais aussi la pisciculture.

Aussi, les spéculations sont choisies en fonction de la période et selon les besoins du marché et des clients.

"Nos prix sont abordables car nous vendons toujours en dessous du prix du marché et nous n’avons pas de problème de mévente. Nos produits s’écoulent parfaitement car nous produisons en contre-saison et notre slogan consiste à vendre avant de produire", dit-il.

M. Sow a relevé "la technicité de pointe’’ développée pour l’exploitation du Dac, avec des ingénieurs agronomes, des techniciens en élevage, en pisciculture.

Il a aussi salué le partenariat liant le projet avec des experts israéliens qui, selon lui, transfèrent leur méthode d’irrigation basée sur une gestion rationnelle de l’eau et la maitrise des ouvrages avec le goutte-à-goutte.

En perspective, explique le chef du DAC, il est envisagé "un volet transformation en fruits et légumes pour créer un label du Sud".

Aussi, "l’extension du DAC est au programme avec un aménagement des unités autonomes d’exploitation et la mise en place des groupements d’entrepreneurs agricoles pour permettre à ces jeunes de s’investir et d’être autonomes’’.

"Notre principal défi est d’avoir une marge de production de 400 hectares pour pouvoir, au bout de trois ans, couvrir toute la superficie de 2000 hectares du DAC", a-t-il précisé.

Cependant, Aliou Sow soutient que les principales contraintes restent l’accès à l’électricité et la pauvreté des sols.

"Actuellement, notre contrainte majeure est l’électricité qui est au centre de la production. Nous voulons un mixte énergétique qui permettra d’avoir le solaire, le fuel mais également l’électricité qui nous permettra d’amoindrir nos coûts et d’être rentables dans la production ", déclare-t-il.

"Aussi, on a hérité de terres très pauvre et on est obligé de faire beaucoup d’amendements organiques et minérales pour avoir de bons rendements au niveau du DAC", souligne M. Sow.
 
 

AFD/MD/OID