Changements climatiques : une réflexion sur les options durables d’adaptation prônée
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SENEGAL-ENVIRONNEMENT

Changements climatiques : une réflexion sur les options durables d’adaptation prônée

Dakar, 26 mars (APS) - Le directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural, Lamine Lô, a invité, mardi, les membres de l’Alliance mondiale pour la recherche sur les gaz à effet de serre (GRA) à une réflexion sur les potentialités et stratégies qui pourraient permettre d’adopter les options durables d’adaptation et d’atténuation des effets des changements climatiques.

 
"Nous invitons tous les représentants de l’Alliance mondiale pour la recherche sur les gaz à effet de serre (GRA) à réfléchir sur les potentialités et stratégies qui pourraient nous permettre d’adopter les options durables d’adaptation et d’atténuation des effets des changements climatiques", a dit M. Lamine Lô.
 
Il représentait le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Papa Abdoulaye Seck, à l’atelier régional de sensibilisation sur "l’élevage à faible émission de gaz à effet de serre : Politiques de soutien par la science en Afrique de l’Ouest et du Centre".
 
Selon lui, cette réflexion permettra de mettre un accent particulier sur les effets sur la sécurité alimentaire, la gestion des ressources naturelles, les droits des producteurs ou éleveurs, etc.
 
Le directeur de cabinet estime que " la recherche a un rôle important à jouer dans ce sens pour relever ces défis et promouvoir des pratiques agricoles (agriculture, élevage, exploitation forestière ...) vertueuses et résilientes permettant de répondre aux objectifs de développement durable".
 
Elle permet également, poursuit-il, d’identifier les synergies avec les projets en cours et de prendre en compte les partenaires locaux, nationaux et mondiaux sur les changements climatiques.
 
La FAO a montré que "14,5% des émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropologique sont issues de la chaine de valeur de l’élevage", a-t-il souligné.
 
"Cela représente 7,1 gigatonnes d’équivalent CO2 par année dont 380 millions de tonnes d’équivalent CO2 provenant de l’Afrique subsaharienne", a-t-il fait savoir, ajoutant qu’’il représente seulement 5% des émissions mondiales".
 
Dans cette perspective, "de nombreux scientifiques ont montré que certains phénomènes viendront menacer la sécurité alimentaire mondiale", souligne-t-il, énumérant "l’augmentation de la population qui, selon les prévisions, passera de 7 milliards d’individus dénombrés en 2015 à près de 9 milliards à l’horizon 2050".
 
"Le changement climatique qui perturbe les cycles culturaux, augmente les risques de catastrophe et contribue à la dégradation des terres", a-t-il ajouté.
 
 

DS/MD