ANIDA s’appuie sur les ressources en eaux souterraines pour valoriser l’irrigation (DG)
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SENEGAL-AGRICULTURE

ANIDA s’appuie sur les ressources en eaux souterraines pour valoriser l’irrigation (DG)

Dakar, 11 août (APS) – L’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (ANIDA) a choisi de s’inscrire dans la valorisation des ressources en eaux souterraines pour promouvoir l’irrigation a indiqué, jeudi à Dakar, son directeur général, El Hadji Malick Sarr.



"En tant que structure publique, nous avons choisi les eaux souterraines, pour travailler dans un domaine qui est insuffisamment valorisé" a-t-il expliqué dans un entretien avec l’APS où il était l’invité de la rédaction.


Pour étayer ses propos, il a expliqué que sa structure a ainsi opté pour une voie autre que celle prise au Nord du pays par la Société nationale d’Aménagement des Terres du Delta et de la Vallée du Fleuve Sénégal (SAED) et au Sud par la Société de Développement Agricole et Industriel du Sénégal (SODAGRI).


A l’en croire, le Sénégal a une dotation factorielle pour ses ressources en eau superficielle sur terre (fleuve, marigot,…) qui est abondante et qui se chiffrent à 31 milliards de mètres cube.


"Le Sénégal dispose de ressources en eau souterraine d’à peu près 4 milliards de mètres cube renouvelables tous les ans et tous les forages réalisés actuellement qui pompent cette ressource ne mobilisent qu’un maximum de 6% de cette ressource" a–t-il souligné.


"Cela veut dire, a-t-il noté encore, qu’en matière hydrique, de disponibilité de l’eau, notre pays est relativement bien doté, d’autant plus que cette ressource se capte à des profondeurs qui varient autour de 100 mètres".


D’après El Hadji Malick Sarr, "le Maroc capte l’eau à 400 mètres et Israël qui est réputé pour être un pays agricole la capte à 600 mètres".


Le Sénégal est suffisamment doté en ressources naturelles qui lui donnent des avantages comparatifs par rapport aux pays où il importe lui-même des produits agricoles, a soutenu El hadji Malick Sarr, indiquant que "c’est ce défi qu’il faut relever".


Le DG de l’ANIDA a, de ce fait, retenu que "le Sénégal va élargir sa base infrastructurelle pour faire de l’irrigation, parce que l’avantage des eaux souterraines, leur mise en valeur ou leur exploitation, ouvre la possibilité d’accéder à l’irrigation".


"Si on veut faire de sorte que les populations retournent à la terre, il faut lever un certain nombre de contraintes liées au fait que les jeunes choisissent par défaut le métier d’agriculteur, par le biais de la maîtrise de l’eau et de la pratique de l’irrigation" a poursuivi le DG de l’ANIDA.


D’après lui, l’ensoleillement au Sénégal est présent en permanence et "si on a de l’eau et de la terre, on peut produire toute l’année et ne plus être en attente d’hypothétiques pluies".


"C’est dans ce contexte que l’ANIDA s’est dit que si on veut faire en sorte que les populations retournent à la terre, il faut lever toutes ces contraintes" a conclu El Hadji Malick Sarr, convaincu que le développement du pays passera immanquablement par l’agriculture.

LTF/PON