Wasis Diop, tête d’affiche du cinquième ’’Festival à Sahel ouvert’’ de Mboumba
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SENEGAL – MUSIQUE – CULTURE

Wasis Diop, tête d’affiche du cinquième ’’Festival à Sahel ouvert’’ de Mboumba

Dakar, 11 fév (APS) – L’auteur et compositeur sénégalais, Wasis Diop, est la tête d’affiche du cinquième ’’Festival à Sahel ouvert’’ (FASO) qui s’ouvre vendredi à Mboumba, une localité du département de Podor, dans la région de Saint-Louis (nord), a appris l’APS des organisateurs, mardi.
 
Le choix porté sur Wasis Diop, présenté comme un des leaders de la ’’world music’’ s’inscrit dans l’option de l’équipe du festival de faire appel à des artistes ‘’prestigieux et militants’’, selon l’équipe d’organisation.
 
‘’On invite des gens qui ont la notoriété puissante, des artistes qui comprennent le sens de notre démarche en venant la partager avec nous. Cette année nous avons la chance d’accueillir Wasis Diop’’, a ainsi déclaré Xavier Simonin, directeur artistique du FASO.
 
Intervenant à un point de presse organisé mardi à l’Institut français de Dakar, il a insisté sur le fait que certains artistes parvenaient à se convaincre eux-mêmes de la nécessité de venir à Mboumba, localité située à quelque 550 kilomètres de Dakar.
 
‘’Il y en a qui ne veulent pas venir, mais tous ceux qui sont venus ont un côté militant et engagé’’, a souligné Xavier Simonin.
 
Outre, Wasis Diop, le lead vocal du Dandé Lénol, Baba Maal, et la chanteuse Ndèye Fatou Tine dite Titi feront des prestations à l’occasion de ce festival devant se poursuivre jusqu’à dimanche, selon les organisateurs.
 
Le jeune chanteur québécois d’origine sénégalaise Ilam révélation Radio-Canada 2016-2017 en musique du monde, le collectif bordelais ‘’Blue peace quintet’’ et les artistes du Fouta notamment le groupe local ‘’Ngendy’Men’’ figurent également dans le programme.
 
Pour le directeur artistique du FASO, l’évènement a la particularité de constituer un ‘’modèle de développement par la culture’’ en permettant notamment de restituer des actions de développement. 
 
‘’Dans les retombées économiques des industries culturelles et créatives, on passe par une entrée culturelle où on apprend à des jeunes à faire une table pour un décor de cinéma et s’ils ne sont pas dans le 7e art, ils deviennent au moins des menuisiers’’, a fait valoir Simonin. 
 
Il a, à cet égard, cité la création d’infrastructures culturelles, notamment un théâtre de verdure au sein du village, une école des arts, et une mise en valeur d’une zone agricole au profit du mouvement féminin avec un fonds de roulement.
 
Le FASO, porté par l’association ‘’Globe’’ est une initiative villageoise assez confidentielle et qui est arrivé, dix ans après, à être ‘’récompensé au forum de Paris sur la paix comme l’un des 10 acteurs les plus prometteurs de la bonne gouvernance mondiale ‘’, s’est-il réjoui.
 
L’évènement sera par ailleurs rythmé par des ateliers de formation en théâtre, cinéma avec des productions de courts métrages, de musique avec la création groupe ‘’Ngendy’Men’’ dont le mentor est le batteur franco-camerounais Félix Sabal Lecco dit ‘’Féfé’’.
 
‘’Le groupe local ‘’Ngendy’Men’’ est aujourd’hui labélisé par la saison Africa 2020 prévue de juin à décembre 2020, ils vont jouer en France, c’est juste montrer que l’émergence artistique peut démarrer à Mboumba’’, a magnifié le directeur artistique du FASO.
 
Le philosophe Souleymane Bachir Diagne participera à une rencontre sur les enjeux de l’eau avec ‘’Geneva water hub’’ le centre de portée mondiale spécialisé sur l’hydropolitique et sur la diplomatie de l’eau, avec les chefs coutumiers de Mboumba.

FKS/AKS/ASB