Ouverture d’un atelier sur la négociation collective et l’égalité de genre
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SENEGAL-CULTURE-TRAVAIL

Ouverture d’un atelier sur la négociation collective et l’égalité de genre

Dakar, 14 mai (APS) – Un atelier national de cinq jours sur la négociation collective, l’égalité femmes-hommes et l’organisation syndicale dans le secteur de la musique s’est ouvert lundi sous l’égide de l’Association des métiers de la musique du Sénégal (AMS), a constaté un journaliste de l’APS.

 
 
Ouverte par le ministre de la Culture Abdou Latif Coulibaly, la session de formation qui regroupe une trentaine de participants, est organisée en partenariat avec la Fédération internationale des musiciens (FIM) et l’Union des confédérations syndicales suédoises (Union To Union).

Les ministères de la Culture et du Travail, l’UNESCO, le Bureau international du travail, l’association des organisateurs de festivals (ADAFEST), Africa Fête, de la Fédération générale des travailleurs du Sénégal et des employeurs du secteur de la musique soutiennent aussi l’activité.
 
Il s’agit, selon Daniel Gomes, président de l’AMS, de discuter du processus et des modalités d’établissement d’une convention collective pour le secteur de la musique. "Nous sommes des travailleurs qui revendiquons des salaires. Il faut donc développer avec nos membres une forme de négociation collective pour y arriver", a-t-il dit, soulignant la "responsabilité collective" des artistes.
 
"Nous avons besoin d’être encadrés dans notre volonté de créer un cadre juridique adapté. Cela va dans le sens du développement économique et social du pays", a ajouté Daniel Gomes.
 
Le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly a, pour sa part, relevé que les questions que les participants vont aborder au cours de leurs travaux sont "au cœur des préoccupations actuelles" de son département, rappelant que ses services travaillent sur la question du statut de l’artiste et des professionnels du monde des arts et de la culture.
 
Il a signalé des "faiblesses" de la filière musicale dues notamment à des contrats négociés individuellement, dont certains ne sont pas écrits ou suffisamment clairs. "L’absence totale de négociation collective (qui) conduit à une paupérisation des musiciens qui, divisés, se voient imposer unilatéralement des tarifs de rémunération de plus en plus bas" a fait noter Abdou Latif Coulibaly.
 
Le ministre de la Culture s’est réjoui de voir les membres de l’AMS travailler dans le sens d’améliorer les conditions de travail des artistes. Il a réaffirmé les dispositions de son département "à travailler (à) instaurer des relations de travail vertueuses pour un meilleur épanouissement du secteur musical en particulier, du secteur artistique de manière générale".
 
M. Coulibaly a par ailleurs félicité l’association d’avoir pris en compte la question du genre qui est selon lui, "une dynamique irréversible constatée sur le terrain". Le ministre a souligné pour le saluer "la réalité indéniable de l’affirmation des femmes sur le plan artistique". 
 
Au cours de leurs travaux, les participants à l’atelier vont aborder, entre autres sujets, "les perspectives et les blocages des discussions avec les employeurs et les pouvoirs publics pour la conclusion d’accords collectifs" ; "la stratégie de négociation" ; "la proposition de dispositifs incitatifs". Il s’agira également de réfléchir sur des mesures contre les violences faites aux femmes, des principes directeurs pour l’élaboration d’une Charte sur l’égalité femmes/hommes dans le secteur de la musique.
 
ADC/PON