El Hamza, un musicien au service de la liberté et de la bonne gouvernance en Afrique
APS
SENEGAL-MUSIQUE

El Hamza, un musicien au service de la liberté et de la bonne gouvernance en Afrique

Dakar, 21 août (APS) - Le jeune chanteur de reggae sénégalais Hamadou Baldé alias El Hamza a fait part de son engagement à mener, à travers sa musique, le combat pour davantage de liberté pour les peuples d’Afrique et la promotion de la culture de la bonne gouvernance, en s’inspirant de figures historiques africaines dont Thomas Sankara.
 

"Depuis tout petit, j’ai aimé la révolution pour plus de liberté. Je me suis dit qu’à travers ma musique, je dois participer au combat pour la liberté des peuples africains, la liberté des sociétés africaines, mais aussi pour la promotion de la culture de la bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques", a-t-il confié à l’APS, à l’occasion d’un séjour à Dakar.
 
Le jeune artiste, né le 15 octobre 1995 à Bonconto, chef-lieu de la commune éponyme, dans le département de Vélingara (sud), affirme marquer son engagement par le biais de la musique, dans l’optique d’une "Afrique puissante et présente dans le concert des Nations", le continent devant être par là amené à "peser dans la prise des grandes décisions pour le devenir de la planète".
 
"Je m’inspire dans ma musique du combat de nos grandes figures historiques africaines, comme Ahmet Sékou Touré [ancien président de la Giunée] et Thomas Sankara (ancien président du Burkina Faso)", a-t-il indiqué
 
Et le jeune artiste d’ajouter : "C’est la défense de notre société qui m’a inspiré. Et cela m’a plongé dans la musique malgré le refus catégorique de mes parents. Tout petit, j’écoutais les chanteurs de reggae, comme Bob Marley, Tiken Jah, Alpha Blondy. Sincèrement, Alpha Blondy m’a beaucoup inspiré, car je trouve qu’il défend la société et la démocratie en Afrique".
 
El Hamza a dû abandonner ses études au collège, en classe de 5ème, pour concrétiser son rêve de devenir musicien de reggae.

Il était pour ce faire "monté" à Dakar, en 2008, avant de rejoindre plus tard Abidjan, la capitale économique ivoirienne, pour mieux s’imprégner du mouvement rasta au pays de la star Alpha Blondy, son idole. 
 
"Je me suis dit que j’ai le devoir, pour me sentir à l’aise, de combattre pour la liberté. J’aime la révolution. Je travaille pour amener les sociétés à se respecter. La valeur humaine est ce qui compte le plus pour moi. Je dois participer au combat pour plus de liberté des peuples africains, la liberté des sociétés africaines", a-t-il insisté.
 
Pour cela, il a sorti un single intitulé "Afrique mon Afrique", dans lequel il chante la liberté et la promotion des civilisations des peuples d’Afrique.

        De la nécessité de défendre l’Afrique
 
"Je pense qu’il faut défendre notre Afrique qui doit tirer profit de ses ressources humaines de qualité, de ses grands leaders, de ses experts et de ses intellectuels de haut de niveau", a poursuivi le jeune reagaman.
 
Le chanteur n’en reconnaît pas moins que rien n’est facile dans le milieu du showbiz. Il raconte que dès le départ, de nombreux obstacles se sont dressés sur son chemin, sans jamais l’amener à renoncer à ses ambitions.
 
"Mes propres parents m’avaient interdit de chanter. Ils me disaient sans arrêt que mon milieu et mon environnement ne s’y prêtaient pas. D’autres me disaient que le reggae est une musique rétrograde, archaïque. Sincèrement, tout était réuni pour me pousser à abandonner. Mais, mes convictions pour la musique étaient plus fortes que tous ces obstacles", a confié Hamadou Baldé.
 
 El Hamza a déjà mis sur le marché sénégalais un single intitulé "Afrique mon Afrique", selon lui un rappel que le continent africain est le berceau de l’humanité.
 
Il a aussi sorti "Diaheli et Nafigui". Le premier terme est un mot dioula (langue parlée en Côte d’Ivoire), le second une expression peule, le tout pour former un titre à travers lequel l’artiste met en garde ceux qui sont tentés de briser les couples.
 
El Hamza a également chanté "Lamou fenadee e bandiyagal" (le pouvoir du mensonge et le bandisme, en pulaar), pour dénoncer la mauvaise gouvernance dans les affaires publiques.

SG/ASG/BK