Langues nationales : les universitaires invités à s’ouvrir aux chercheurs qui ne sont pas de l’université
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SENEGAL-LITTERATURE

Langues nationales : les universitaires invités à s’ouvrir aux chercheurs qui ne sont pas de l’université

Dakar, 7 juin (APS) – La recherche universitaire sur les langues nationales devrait s’ouvrir aux autres chercheurs qui ne sont pas de l’université, a estimé jeudi le linguiste Momar Cissé du département de lettres modernes de l’UCAD.
 
"Il est temps que les chercheurs universitaires sur les langues nationales puissent s’ouvrir aux autres chercheurs qui ne sont pas de l’université. Je crois qu’ils ont énormément de choses à nous apprendre’’, a dit le professeur Cissé.
 
Il s’exprimait à l’ouverture du premier séminaire du Laboratoire de littérature africaine, organisé à la faculté de Lettres et axé autour de l’ouvrage ’’Bàmmeelu Kocc Barma’’ de Boubacar Boris Diop, publié en septembre 2017.

M. Cissé a salué l’initiative du Laboratoire de littérature africaine qui, à travers le premier séminaire organisé à la faculté des Lettres de l’UCAD, s’ouvre à la communauté. 
 
Selon lui, ‘’si nous voulons aller loin, il faut que l’on accepte cela’’, car ‘’ce que Boubacar Boris Diop et les autres comme Cheik Aliou Ndao ici présent sont en train de faire, ils le font en grande partie pour nous’’. 
 
Le linguiste a rappelé ‘’le rôle joué par l’auteur de +Bàmmeelu Kocc Barma+ pour le développement de nos langues nationales à l’université Gaston Berger de Saint-Louis’’. 
 
Pour lui, ‘’il est bien de faire des recherches sur les éléments de la langue comme la phonétique ou la morphologie, mais il est nécessaire aussi de voir comment ces éléments de langage fonctionnent’’. 
 
’’Un excellent travail a été fait dans ce sens par OSAD et les auteurs comme Boris Diop. Il nous faut saisir cette occasion avec l’introduction des langues nationales dans les différents départements’’, poursuit-il. 
 
’’Nous avons dépassé cet état de littérature orale, nous sommes en plein dans la littérature écrite’’, a t-il ajouté. 
 
Les ouvrages en langue wolof, pulaar, diola, etc., ‘’ne sont plus une curiosité, mais des textes comme les autres’’, souligne l’écrivain Boubacar Boris Diop. ‘’Ce sont des outils de réflexion et d’analyse’’, ajoute-t-il. 
 
Boubacar Boris Diop sera le 30 juin à l’université Assane Seck de Ziguinchor pour une lecture de son roman.

FKS/OID/ASG