Dix recommandations adoptées à Tunis pour la promotion du livre en langue française
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TUNISIE-CULTURE-LANGUES

Dix recommandations adoptées à Tunis pour la promotion du livre en langue française

De l’envoyée spéciale de l’APS, Fatou Kiné Sène
 
Tunis, 25 sept (APS) – Dix recommandations ont été adoptées, vendredi, à Tunis, pour le dynamisme du livre en langue française, a appris l’envoyée spéciale de l’APS auprès des organisateurs des états généraux du livre. 

Les professionnels du livre réunis jeudi et vendredi dans la capitale tunisienne ont décidé d’‘’aménager dans chaque Etat un cadre législatif favorable à l’industrie du livre’’. Ils ont également prévu de ‘’soutenir la structuration et la professionnalisation du livre papier et du livre numérique’’. 
 
Le président de la Fédération tunisienne des éditeurs, Karim Ben Smaïl, a souligné que ‘’la cession des droits permettant de faire circuler le livre des pays du Nord vers ceux du Sud est un point important’’ qu’il faut prendre en considération.
 
‘’Pour nous les éditeurs du Sud, ces deux jours ont été promoteurs parce qu’on sent une vraie implication politique dans ce sujet (…) Il est important d’être très concret et de faire en sorte que les résultats se traduisent par des actions concrètes’’, a souligné Karim Ben Smaïl.
 
Le directeur des éditions Ganndal (Guinée), Aliou Sow, estime que les 10 recommandations adoptées sont importantes pour les éditeurs d’Afrique subsaharienne, la formation des professionnels du livre l’est davantage.
 
Awa Ka Dia, la directrice des programmes d’ARED, une organisation non gouvernementale spécialisée dans la promotion des langues sénégalaises, estime que les langues nationales doivent être prises en compte. Aux côtés du français, ces langues aident à relever le niveau des élèves, selon Mme Dia. 
 
Un comité chargé du suivi des recommandations adoptées sera mis en place, a assuré Eva Nguyen Binih, la directrice de l’Institut français de Tunis, l’un des organisateurs des états généraux du livre en langue française. 

‘’Le combat du livre doit se faire avec le jeune public, et cela ne peut être fait qu’avec une politique (…) très forte’’, a-t-elle souligné. 
 
La ministre française chargée de la Culture, Roselyne Bachelot, a pris part à la cérémonie de clôture de cette rencontre consacrée au livre.
 
Ses homologues de la Tunisie et de Wallonie-Bruxelles y ont participé également. Ceux du Burkina Faso, de Madagascar et du Québec ont pris part à la cérémonie par vidéoconférence.

FKS/ESF