Quinze jeunes Sénégalais formés à l’écriture de scénario
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SENEGAL-CINEMA-CULTURE

Quinze jeunes Sénégalais formés à l’écriture de scénario

Dakar, 29 sept (APS) – Quinze jeunes sénégalais ont bouclé, jeudi, cinq jours de formation au développement et à l’écriture de scénario avec le réalisateur Moussa Touré. 
 
Cette formation est offerte par le groupement des centres culturels européens "EUNIC", basé à Dakar, et se poursuivra jusqu’au 2 décembre prochain.
 
D’autres experts et cinéastes africains et européens, notamment le Franco-Guinéen, Mama Keita, le Sénégalais, Ousmane William Mbaye, interviendront au cours des ateliers. 
 
Selon Oumar Sall, directeur de la société de production "Cinékap", chargée de l’offre pédagogique, il s’agit de faire comprendre à ces jeunes "Comment traduire une idée en histoire et passer de l’imaginaire à l’écrit". 
 
Les cinéastes ou experts conviés partageront leur vision du cinéma à travers des échanges ou des masters class, lors de trois ateliers prévus du 22 septembre au 2 décembre. La remise des scénarii est prévue le 22 janvier 2018. 
 
"Ces jeunes auront deux visions européenne et africaine, car chaque coach encadrera trois participants", souligne Oumar Sall. 
 
Le cinéaste Moussa Touré vient de passer cinq jours avec les participants à la formation. Pour le réalisateur du film "La pirogue" (2012), "c’est une obligation" pour les aînés qu’ils sont d’encadrer les plus jeunes. 
 
"Cette jeunesse qui n’a pas de débouché, à qui il manque beaucoup de choses, il est de notre devoir, nous les anciens de leur donner, c’est une obligation, un engagement, car l’on ne va pas mourir avec nos expériences‘’, a-t-il dit. 
 
Il estime qu’il y a eu de "belles idées, des scénarios qui sont là". Il ajoute : "je leur ai appris à se questionner, à être questionné par les autres, car chacun a son projet, il le garde et a peur de l’autre. J’ai fait en sorte que chacun connaisse le film de l’autre".
 
Moussa Touré pour qui cette formation permet de pallier l’absence d’école de cinéma au Sénégal, dit avoir insisté auprès des jeunes sur la synopsie et la note d’intention.
 
Selon le réalisateur sénégalais, "avant d’aller au scénario, il y a beaucoup de choses à faire, notamment la caractérisation des personnages".
 
Pour les bénéficiaires Yéro Niang et Oumar Makhfouse Diop, cette formation est bénéfique, "parce qu’elle a permis de revoir notre projet, de mieux comprendre ce que nous faisons". 
 
Les participants dont les projets ont été recalés pour défaut de qualité par le Fonds de promotion à l’industrie cinématographique et audiovisuelle (FOPICA), ont une meilleure compréhension de leur sujet". 
 
Abass Diao, vice-président de EUNIC, soutient que "l’idée est d’accompagner le gouvernement sénégalais dans sa démarche de faire avancer le cinéma sénégalais en professionnalisant la formation". 
 
Le Sénégal finance son cinéma depuis 2013 à travers le FOPICA.

FKS/ASB/ASG