APS
SENEGAL-CINEMA-PROFIL

"Femme Lionne", portrait d’une "femme dynamique", miliante du droit à l’éducation des filles

De l’envoyée spéciale de l’APS : Fatou Kiné Sène

Ouagadougou (Burkina Faso), 1er mars (APS) - Le ministre de la Culture Abdou Latif Coulibaly a magnifié le film "Femme Lionne" de Lobé Ndiaye, film documentaire dressant le portrait de la femme de lettres Andrée-Marie Diagne Bonané, "une femme dynamique, extrêmement puissante intellectuellement", selon lui.

"Bravo pour ce film très bien fait. Prenant prétexte de la qualité de Mme Diagne Andrée Marie Bonané, épouse de Mame Moussé Diagne [philosophe à l’UCAD], elle a dressé le portrait d’une femme dynamique, extrêmement puissante intellectuellement", a déclaré M. Coulibaly.
 
Il intervenait jeudi, peu après avoir assisté à la projection de ce court métrage ; dans le cadre de la 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), au Burkina Faso.
 
Andrée Marie Bonané est enseignante à la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (FASTEF, ex-ENS) de Dakar. Membre fondateur et ancienne présidente de l’Association sénégalaise des professeurs de français (ASPF), elle est cette inspectrice générale de l’éducation nationale depuis une trentaine d’années. 
 
Mme Diagne aide à promouvoir la littérature africaine ainsi que le droit à l’éducation des jeunes filles.  
 
Selon Abdou Latif Coulibaly, la réalisatrice a réussi à traduire "à partir de cette femme la culture dans tous ses aspects, les arts visuels, littéraires, scéniques, le tissage. C’est un croissement des arts à travers une personne, c’est fascinant". 
 
Il a souligné que ce fil est "un court métrage d’une valeur éducative et informative en même temps, intéressant à voir et avec un jeu de rôles puissant que l’intellectuelle Andrée Marie Diagne a su incarner avec ses collègues professeurs de français où il avait une critique intelligente du niveau de nos étudiants, des enseignants à travers des séquences d’une signification particulière". 
 
Abdou Latif Coulibaly se dit heureux de constater que les films sénégalais à l’édition 2019 du FESPACO sont tous portés par des femmes. 
 
"On est proche du 8 mars, il y a une signification par rapport à cela. C’est dire qu’au Sénégal, on fait des efforts énormes pour le progrès de la femme, son émancipation, la preuve nos cinéastes hommes sont relégués au second plan et tous les reporters ici sont des femmes", a-t-il analysé. 
 
A travers le portrait qu’elle dresse de l’inspectrice de l’éducation Andrée-Marie Diagne Bonané, la réalisatrice Lobé Ndiaye dit avoir voulu dit montrer à l’écran "la combativité de la femme et toutes celles qui militent pour la place de la femme dans la société".
 
"C’est une femme multiple d’origine burkinabè et qui a vécu 40 ans au Sénégal. Elle travaille infatigablement pour le maintien des filles à l’école", explique la réalisatrice officiant à la Radiotélévision sénégalaise (RTS, publique).
 
Le film de Lobé Ndiaye est une coproduction du Conseil international des radios-télévisions d’expression française (CIRTEF) et de la RTS. 
 


FKS/ASG/BK