Les cinéastes palestiniens parlent
APS
SENEGAL-TUNISIE-CINEMA

Les cinéastes palestiniens parlent "inconsciemment" de la cause palestinienne dans leurs films (réalisateur)

+++De l’envoyée spéciale de l’APS : Fatou Kiné Sène+++

 
Carthage (Tunisie), 8 nov (APS) – Le cinéaste palestinien, Rashid Masharwi a fait remarquer, mercredi à Carthage, en Tunisie, que ses concitoyens réalisateurs parlent "inconsciemment" de la cause palestinienne dans leur film. 
 

"Inconsciemment, tout réalisateur palestinien parle de la cause palestinienne. On parle de sujets politiques, de société et d’amour, mais il y a toujours cette référence à la cause palestinienne", a souligné le réalisateur palestinien. 

Confronté au problème entre son pays et Israël depuis sa naissance, Rashid Masharwi qui a vécu dans des camps de réfugiés a laissé entendre que "la référence à la cause palestinienne est tout naturelle" dans la trentaine de productions de sa filmographie. 

"Quand on veut faire un film, pense à ta mémoire, le souvenir de tes rêves, c’est une réalité plutôt qu’un rêve", a dit M. Massharwi qui fréquente les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) depuis plus de 25 ans. 

Son dernier film "Ecrire sur la neige" qui a ouvert, samedi, la 28 ème session des JCC (4-11 novembre) est une fiction de plus d’une heure (72 minutes), une introspection, "une autocritique" de citoyens palestiniens. 

Cinq palestiniens coincés toute une nuit durant alors que la guerre faisait ravage sur la bande de Gaza constitue la trame du film qui fait ressortir les divisions sociales, politiques, l’intolérance religieuse, etc., qui affaiblissent la résistance contre l’occupation israélienne. 

Pour Rashid Masharwi, l’objectif du film est de "faire prendre conscience aux Palestiniens que leur querelle les affaiblissent". 

Le titre du film "Ecrire sur la neige" qui renvoie plus à une poésie montre, selon son réalisateur, "le contraste qu’il y a entre l’évolution du cinéma palestinien et la régression du problème palestinien".

"Le cinéma palestinien est connu dans le monde, à Venise, à la Berlinale, à Cannes, etc. mais la cause palestinienne régresse", a soutenu Rashid Masharwi qui reste toutefois "optimiste". 

"Il n’y a pas d’espoir mais, il faut le créer même dans le cinéma. Il faut créer l’espoir même dans les salles de cinéma pour que le spectateur le voit, le porte et le sent et cela va se réaliser", a-t-il dit.
 

FKS/PON