Le FOPICA pour la mutualisation des fonds cinématographiques africains
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Le FOPICA pour la mutualisation des fonds cinématographiques africains

Dakar, 23 juin (APS) - Le secrétaire permanent du Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (FOPICA) du Sénégal, Abdoul Aziz Cissé, a plaidé mardi pour une mutualisation des fonds cinématographiques des pays africains, afin de permettre aux acteurs du secteur de ‘’porter des projets plus ambitieux’’.
 
‘’Il est extrêmement important de mutualiser les ressources pour pallier cette faiblesse des fonds cinématographiques. Il est important de se mettre ensemble pour pouvoir porter des projets beaucoup plus ambitieux’’, a proposé M. Cissé.
 
Les cinématographies africaines ne pouvant se cantonner derrière les frontières, ‘’il est important d’aller vers de grands ensembles et de développer des partenariats pour plus de compétitivité’’, a-t-il insisté.
 
Abdoul Aziz Cissé intervenait à une table ronde sur ‘’les nouvelles opportunités de financement pour les réalisateurs et producteurs des pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique)’’, une rencontre organisée par le Pavillon des cinémas d’Afrique, dans le cadre du Marché du film online de Cannes (22-26 juin).
 
Le Sénégal, en ce qui le concerne, ne se limite pas seulement à gérer son fonds et ses projets, a-t-il souligné, arguant qu’‘’un réel travail est en train d’être fait avec les pays voisins, notamment au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)’’, a-t-il dit.
 
Dans cette perspective, le Sénégal est en train de négocier des accords de coopération bilatérale avec plusieurs pays dont le Mali. Il a déjà signé des accords avec la Côte d’Ivoire, la Tunisie et le Burkina Faso, selon M. Cissé.
 
‘’Il est question de mutualiser nos ressources. Cela fait un effet d’entraînement dans les zones UEMOA et CEDEAO, parce qu’à partir d’un certain moment, on peut se baser sur ce qui a déjà été fait dans certains pays pour impulser les choses dans d’autres pays’’, a-t-il expliqué.
 
Selon M. Cissé, du fait que de manière générale il n’y a presque pas de frontières entre les cinéastes, producteurs et techniciens, il est d’autant plus nécessaire pour ces pays d’être ensemble.
 
‘’Les gens travaillent ensemble, il est nécessaire qu’ils aient des mécanismes qui les encouragent et les accompagnent dans cette stratégie de mutualisation des ressources pour avancer et construire ensemble’’, a fait valoir le secrétaire permanent du FOPICA.
 
Ce fonds, rappelle-t-il, est le cinquième qui a été créé par le Sénégal après la Société nationale de la cinématographie, la Société sénégalaise d’importation, de distribution et d’exploitation cinématographique, le Fonds de soutien à l’industrie cinématographique et la Société nouvelle de promotion cinématographique.
 
Le FOPICA, doté depuis 2014 de 1 milliard de francs CFA par l’Etat du Sénégal, a vu son montant doubler en 2018.
 
Outre la production cinématographique et audiovisuelle, le fonds soutient plusieurs activités relatives au cinéma, dans l’ambition de créer un développement équilibré, selon Abdoul Aziz Cissé.
 


FKS/BK/ESF