La production cinématographique tunisienne fait preuve de dynamisme (déléguée JCC)
APS
SENEGAL-TUNISIE-CINEMA

La production cinématographique tunisienne fait preuve de dynamisme (déléguée JCC)

+++De l’envoyée spéciale de l’APS, Fatou Kiné Sène+++

Tunis (Carthage), 6 nov (APS) – La déléguée générale de la 28ème session des Journées cinématographiques de Carthage (JCC, du 4 au 11 novembre), Lamia Belkaied Guiga, a relevé, lundi, "le dynamisme de la production tunisienne’’, qui explique, selon elle, la sélection cette année des 58 films tunisiens dans les différentes catégories du festival. 

‘’C’est un record’’, a-t-elle souligné, dans un entretien accordé à l’APS, notant que ‘’c’est une année exceptionnelle’’, car en moyenne, il y avait moins de vingt films tunisiens sélectionnés lors des éditions précédentes. 

‘’Mais cette année, c’est exceptionnelle, il y a un vrai dynamisme de la production, de suivi. Il y a les ateliers, et les films tunisiens sont de plus en plus compétitifs. Plusieurs films ont fait les grands festivals et ont eu des prix et cela a donné envie à ces jeunes d’aller plus loin encore’’, a-t-elle expliqué. 

L’environnement cinématographique du pays s’y prête aussi, selon Lamia Belkaied Guiga. Elle indique que, ‘’depuis quelques années, beaucoup de jeunes [ont bénéficié d’une ] formation’’. Selon elle, il y a une école de cinéma créée par l’Etat depuis 2005 et plusieurs écoles privées qui existent déjà’’. 

Les femmes tunisienne aussi s’affirment de plus en plus dans le secteur du cinéma, ‘’ce qui est intéressant’’, constate la déléguée générale. D’après elle, cette année, trois femmes sont dans la catégorie court métrage, une dans le long métrage et deux dans le documentaire. 

‘’La présence féminine est de plus en plus visible même en nombre de techniciennes. C’est lié à la politique générale du pays, à la présence des femmes dans toutes les institutions. La femme tunisienne est au devant de la scène et elle est égale à l’homme. Nous avons aussi une politique qui donne toute les chances à ces femmes’’, fait-elle valoir. 

La déléguée générale affirme que ‘’ces films tunisiens sont sélectionnés, parce qu’ils sont compétitifs esthétiquement, de façon artistique, thématique et technique’’. 

Jetant un regard sur toute la sélection officielle, Lamia Belkaied Guiga estime que les sujets de cette année reflètent aussi la réalité dans le monde arabe et sur le continent africain.‘’On partage les mêmes douleurs, les mêmes souffrances et sujets’’, dit-elle. 

"Il y a de plus en plus de liberté, de créativité, de génie. C’est un challenge, ces jeunes qui s’affirment avec leur propre identité, leur propre choix esthétique et artistiques’’, relève la déléguée générale des JCC, Lamia Belkaied Guiga. Selon elle, ce sont des réalisateurs qui s’affirment de plus en plus par rapport à ce qu’ils veulent faire. 
 
‘’Ils sont de plus en plus libres et cela est aussi lié à notre contexte, ce vent de liberté qui a soufflé depuis 2011 sur la Tunisie. De plus en plus de jeunes produisent avec les nouvelles technologies. Avec des films à petit budget, ils travaillent en groupe, il y a une solidarité entre les jeunes de plus en plus grande’’, explique la déléguée générale. 

FKS/ASG