Hamady Ounaré, dans la région de Matam, va accueillir le lancement d’ un festival itinérant, vendredi
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SENEGAL-CINEMA

Hamady Ounaré, dans la région de Matam, va accueillir le lancement d’ un festival itinérant, vendredi


Saint-Louis, 14 mars (APS) – Quinze dates figurent dans la programmation de la neuvième édition d’"Afrikabok", un festival itinérant de cinéma en plein air, qui s’ouvre vendredi à Hamady Ounaré, dans le département de Matam (nord), a annoncé à l’APS son organisateur, Bruno Ventura.

"Nous allons sillonner plusieurs localités situées le long du fleuve Sénégal, lors de ce festival", a dit M. Ventura, le président de l’association "Afrikabok Sénégal".
 
Selon lui, le festival va se dérouler à Kanel, Ourossogui, Thilogne et Agnam, des communes situées dans le département de Matam. 
 
L’événement culturel sera aussi déroulé à Mboumba, Aéré Lao, Ndioum, Wouro Doudel-Mbarick et Mobouma.
 
"L’objectif de cette manifestation est de faire aimer le cinéma aux populations et de faire naître peut-être des vocations", a dit l’organisateur du festival dont les échanges porteront sur "le droit à la nationalité, fin de l’apatridie" et "la tuberculose".
 
"Nous sommes en partenariat avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Nous devons pousser les gens à déclarer les enfants à l’état civil et adopter le bon comportement face à certaines maladies", a expliqué Bruno Ventura.
 
Selon lui, les séances de projection en plein air permettront de diffuser des spots de sensibilisation et des films pour enfants, etc.
 
Le film "Bakary Diallo, mémoires peules", une production consacrée à la vie et à l’œuvre de ce berger peul du Fouta Toro présenté comme l’un des premiers poètes du Sénégal, sera projeté lors du festival "Afrikabok".
 
Franck Gillemain et Mélanie Bourlets, réalisateurs de ce film documentaire, dressent le portrait de cet ancien tirailleur sénégalais engagé dans l’armée coloniale française en 1911. 
 
Bakary Diallo a participé à la Première Guerre mondiale (1914-1918). "A son retour au Sénégal en 1928, il se tourne vers la poésie et choisit la langue peule pour écrire une partie de son œuvre restée inconnue jusqu’à aujourd’hui", explique une note de présentation du film documentaire.
 
La projection de "Maman", un film de la réalisatrice franco-sénégalaise Maimouna Doucouré, sera également l’un des "moments forts" de ce festival. 
 
Ce film portant sur la polygamie a été récemment récompensé du César du meilleur court métrage, en France.
 
Maimouna Doucouré s’est intéressée à l’histoire d’Aida, une fille âgée de huit ans, dont le père rentre d’un voyage au Sénégal avec une jeune femme qu’il présente comme sa seconde épouse. 
 
Le quotidien de la jeune fille et de toute la famille a été bouleversé par l’arrivée de cette nouvelle épouse. 
 
Sensible au désarroi de sa mère, Aida décide de se débarrasser de la nouvelle venue.

AKS/ESF