Dans ‘’La miséricorde de la jungle’’ Joël Karekezi peint ’’l’absurdité’’ de la guerre
APS
AFRIQUE-CINEMA

Dans ‘’La miséricorde de la jungle’’ Joël Karekezi peint ’’l’absurdité’’ de la guerre

Dakar, 9 juin (APS) – Le cinéaste rwandais Joël Karekezi a présenté son film ‘’La miséricorde de la jungle’’ projeté samedi à Dakar comme un ‘’voyage de paix et d’espoir’’, mettant à nu l’absurdité de la guerre.

Le long métrage de 91 minutes projeté samedi au cinéma ‘’Empire’’ de la Médina devant de nombreux de diplomates, est un périple de survie dans la jungle du Sud Kivu, dans la zone frontalière du Rwanda et de la République démocratique du Congo (RDC).

Il présente l’histoire d’une rencontre entre un sergent héros de guerre rwandais, Xavier (Marc Zinga) et Faustin (Stéphane Bak), un soldat inexpérimenté perdus tous les deux dans cette jungle en cherchant à rattraper leurs unités.

Marcher sur les traces de leurs unités finit par devenir un voyage de ‘’paix’’ et surtout d’espoir de sortir vivant de cette vaste étendue de forêt magnifiée par des plans larges où le danger guette en permanence.

Xavier et Faustin feront ainsi face à la faim, la soif, la pluie, les moustiques causant la fièvre de l’un deux, mais aussi à un ‘’personnage redoutable du film ‘’La jungle’’ peuplée de gorilles, d’éléphants et de lions, entre autres.

Cette jungle, omniprésente dans le film, sert aussi de refuge pour ces errants. Mais le plus dur pour ces deux soldats est d’échapper à la tuerie aveugle des rebelles exploitant les richesses du sous-sol, alors que les populations civiles vivent sous la hantise des brutalités de l’armée et des combattants rwandais opérant dans cette jungle.

Dans le film, Joël Karekezi aborde beaucoup d’autres sujets illustrant a-t-il expliqué, ‘’un questionnement psychologique interne des personnages qui vont se découvrir. Ce voyage d’espoir et de paix tourne dans tous les sens…’’

Ce film dramatique rayonne par son esthétique, ses plans panoramiques offrant à découvrir les mystères de la forêt. Il pêche par contre par moment dans le montage et les dialogues, n’enlevant en rien à sa qualité et à la puissance de son message.

Cela n’est pas étranger au fait que le film a déjà reçu plusieurs récompenses, dont l’‘’Etalon d’or de Yennenga’’ au dernier Festival panafricain de cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO).

Le film sort déjà dans neuf salles ‘’Canal Olympia’’ en Afrique de l’Ouest et du centre (Dakar, Togo, Burkina Faso, Gabon, Cameroun) depuis vendredi.

Il en sera de même pour le Kenya, l’Ouganda, et l’Afrique du sud et en Europe pour l’Allemagne. ‘’Il est sorti pendant une semaine au Rwanda un mois après le Fespaco, il va être reprogrammé.

Au total il sera dans une douzaine de pays’’, souligne le producteur Aurélien Bodinaux.

FKS/AKS