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SENEGAL-CULTURE

Un expert constate une "tendance positive" du marché de l’art africain contemporain

Dakar, 7mai (APS) – L’Italien Adama Sanneh, créateur de valeur, a fait état, lundi, à Dakar, d’une ’’tendance positive du marché de l’art africain contemporain".  
 
"55 % des experts ont une perception positive du marché de l’art africain contemporain. Le marché est petit, mais s’agrandit avec moins de 1 % du marché global, il y a une tendance positive du marché de l’art africain contemporain", a-t-il souligné. 
 
Adama Sanneh, d’origines gambienne et sénégalaise, animait la conférence préliminaire du dernier atelier des "Rencontres et échanges" de la 13ème Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Dak’Art), au Musée de l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN). 
 
Pour lui, "il y a un buzz autour du marché de l’art africain contemporain qui fonctionne bien au regard des résultats de 2017 qui affiche 5, 6 millions de dollars Us, six fois le montant de 2009 de 1, 5 millions de dollars Us". 
 
L’existence de quatre foires sur le continent dont les deux sont initiées il y a trois ans fait partie, selon lui, des éléments d’appréciation. 
 
"Lagos a un part de marché important, Marrakech se positionne, des options sont possibles pour développer le marché de l’art africain contemporain", a souligné le conférencier. 
 
Adama Sanneh plaide plus de "transparence" et l’intégration des investisseurs dans le système. 
 
Il préconise trois domaines d’interventions pour améliorer les choses. D’abord, estime-t-il, "il faut des infrastructures sur la chaîne de valeur, les personnes doivent être mises en avant dans le sens des moyens de production". 
 
Selon Adama Sanneh, il s’agit de mettre à la disposition des galeristes, des conservateurs, des collectionneurs et des investisseurs des moyens adéquats de production pour stimuler le marché. 
 
"Les conditions du marché sont telles qu’il faut repenser nos institutions", souligne-t-il. Sanneh se dit pour un marché de l’art africain contemporain avec "un modèle de création de valeur". 
 
Le discutant Simon Njami, directeur artistique de la Biennale de Dakar, prend le contre-pied, car pour lui, "il n’existe pas de marché d’art africain contemporain". 
 
D’après lui, "il y a trois conditions pour qu’un marché de l’art existe : un art décent, des lieux appropriés et des écrivains qui permettent de distribuer l’art et d’avoir une réflexion critique". 
 
"Là on reste à la merci du premier venu qui décide de ce qu’est l’art africain", dit-il. Simon Njami propose d’abord des marchés d’art africain locaux avant de s’ouvrir. 


FKS/ASB/OID