Un bilan
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SENEGAL - AFRIQUE – CULTURE

Un bilan "contrasté" du MASA à mi-parcours (Directeur général)

De l’envoyée spéciale de l’APS : Fatou Kiné Sène

Abidjan (Côte d’Ivoire), 14 mars (APS) – Le bilan à mi-parcours de la dixième édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan (MASA) qui prend fin samedi est "contrasté", a indiqué, mercredi, son directeur général, Professeur Yacouba Konaté.
 
"Le bilan est contrasté en ce sens qu’à part les billets des spectacles, (...), il n’y a pas eu un engouement très fort", a relevé Pr Konaté lors d’une conférence de presse au palais de la culture de Treichville. 
 
Il a souligné que "certains partenaires ont même demandé de laisser tomber cette entrée par des tickets payants". 
 
"On aurait tort de croire que le modèle économique que nous voulons se limite à un MASA payant d’autant plus que le marché a toujours été payant", dit-il. 
 
Pour lui, le modèle économique payant mis en place qui "n’est pas nouveau au MASA" consiste à offrir une sorte de package aux populations qui doivent débourser 1000 francs CFA par jour pour les dix spectacles ou 5000 francs CFA pour les 300 offres artistiques de la semaine. 
 
"Les gens apprécient toujours ce qu’ils paient, mais c’est aussi donner du prix aux spectacles que nous avons conçus et mis en route cette stratégie de manière plus volontariste. Plus une chose est considérée comme banal, on a tendance à la gaspiller", fait valoir le Dg du MASA. 
 
A l’en croire, "de jour en jours les effectifs évoluent, c’est mitigé, parfois on a sur des scènes du monde, d’autres fois, moins".
 
"Le MASA ne se décourage pas, ni ne renoncera, c’est un processus qu’il faut entamer, la culture a un prix, c’est à chacun de nous d’y contribuer", a-t-il fait observer. 
 
Mais, a précisé le directeur général du MASA, les scènes dans les quartiers sont gratuites ainsi que les spectacles matinaux destinés aux enfants. 
 
"Ce que nous essayons de préserver, c’est l’entrée payante, je ne peux pas penser que 1000 francs soit beaucoup pour assister à dix spectacles de groupes", a-t-il dit.
 
Cette année, selon les organisateurs du MASA, un partenariat est noué avec le secteur privé qui a en charge huit jours dans la programmation générale, dont la journée de la femme célébrée le 9 mars avec les musiciennes, la journée de la musique urbaine, le concert d’ouverture et de clôture entre autres. 
 
"Il faut que l’on arrive à confier l’organisation du MASA à des structures spécialisées", a fait savoir le directeur général. 
 
La dixième édition du MASA se poursuit jusqu’à samedi dans les villes d’Abidjan, Yamoussoukro, Koumassi.

FKS/ASB/OID