Patrimoine : Vers une révision de la loi sur le régime des monuments historiques
APS
SENEGAL-CULTURE-LEGISLATION

Patrimoine : Vers une révision de la loi sur le régime des monuments historiques

Dakar, 14 fév (APS) – Un atelier de partage est prévu en mars pour alimenter les termes de références (TDR) nécessaires à la révision de la loi n° 71-12 du 25 janvier 1971 fixant le régime des monuments historiques et celui des fouilles et découvertes, jugée ‘’vieille’’’ et ‘’insuffisante’’, a annoncé mercredi le directeur du patrimoine culturel (DPC), Abdoul Aziz Guissé.


L’atelier réunira tous les parties prenantes du patrimoine matériel comme immatériel : autorités, ordre des architectes, notaires, propriétaires, etc., pour alimenter les TDR qui seront soumis au gouvernement pour la réforme de la loi. 
 
Le directeur du patrimoine culturel du Sénégal, qui animait la conférence inaugurale du séminaire de recherche sur les politiques culturelles au Sénégal au Musée Théodore Monod de l’IFAN, a relevé les manquements de la loi de 1971. 
 
‘’La loi de 1971 a beaucoup de dispositions applicables au tiers, mais elle est muette sur beaucoup d’aspects. Par exemple, elle ne traite pas le patrimoine immatériel. Sur la protection de l’architecture du patrimoine bâti, il y a beaucoup de failles’’, a-t-il expliqué. 
 
Selon lui, ‘’il faut que cette loi s’adapte aujourd’hui à la structure nouvelle. Car il y a une lettre de politique sectorielle, beaucoup d’instruments normatifs mis en place au niveau du Plan Sénégal émergent (PSE) pour développer la culture. Il faut que cette loi s’adapte à ce contexte’’. 
 
Cette réforme de la loi de 1971 va permettre d’ouvrir la gestion du patrimoine à d’autres secteurs, souligne M. Guissé. ’’Le privée peut y entrer. Mais, si on n’a pas un instrument juridique, normatif, cela posera des problèmes. C’est pourquoi je suis pour que cette loi soit révisée’’, a t-il indiqué. 
 
Abdoul Aziz Guissé qui a salué les efforts des privés à Saint-Louis (comme Amadou Diaw, président du forum de Saint-Louis), a estimé que le ‘’partenariat public-privé est incontournable, si l’on veut sauvegarder le patrimoine bâti’’. 
 
Selon lui, ‘’il est aussi nécessaire de visiter les expériences de l’Afrique du Sud ou de la Tanzanie qui ont confié la gestion de leur patrimoine à des agences ayant beaucoup de moyens et qui captent d’énormes ressources’’ pour faire face au peu de moyens notés dans la gestion du patrimoine sénégalais. 
 
Le séminaire de recherche sur les politiques culturelles au Sénégal se poursuivra avec d’autres conférences durant l’année. 

FKS/OID/ASG