Ouaga Film Lab 2017 : le lauréat Hamedine Kane salue l’utilité de l’expérience
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AFRIQUE-CINEMA

Ouaga Film Lab 2017 : le lauréat Hamedine Kane salue l’utilité de l’expérience

+++De l’envoyé spécial de l’APS : Aboubacar Demba Cissokho+++

Ouagadougou, 25 sept (APS) – Le cinéaste sénégalais Hamedine Kane, lauréat du ‘’Prix Ouaga Film Lab’’ de la deuxième édition du laboratoire de développement et de coproduction du même nom (18-23 septembre), pour son projet ‘’A l’ombre d’Elimane’’, a qualifié de ‘’très utile’’ cette expérience, qui lui permettra ‘’d’aller en profondeur dans le film’’. 


‘’Cette participation à Ouaga Film Lab a été une expérience très utile. Pour moi, l’idée c’était de me retrouver dans un cadre qui permet d’aller en profondeur dans le film, de voir comment tirer profit de tous ces regards pour retrouver une voie, plus de passion et plus de sens’’, a-t-il dit dans un entretien accordé à l’APS.

 Avec ce prix, Hamedine Kane bénéficie d’une résidence d’écriture de trois mois offerte par Le Moulin d’Andé et le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). La production du film ‘’A l’ombre d’Elimane’’ est un projet de film documentaire de Hamedine Kane (Sénégal), produit par Rama Thiaw de Boul Fallé Images (Sénégal). 

‘’Nous avons besoin d’un cadre pour travailler. ‘’J’ai entendu beaucoup de bien de cette résidence, où il y a un mentor qui suit le porteur de projet. Les rencontres y sont intéressantes, qui permettent d’affiner un projet’’, a-t-il signalé, relevant qu’il s’agit d’arriver à ‘’être juste avec soi-même et avec les autres avant de prendre ses responsabilités’’.

 Avec ‘’A l’ombre d’Elimane’’, Hamedine Kane, exilé sénégalais à Bruxelles, a ‘’l’idée de faire un film, son Retour à la Terre Natale’’, indique le synopsis du projet. ‘’Dans sa générosité, il invite son ami français, Sylvain, à le rejoindre dans ce voyage. Mais ils vont se heurter au mépris et à la résistance de la famille élargie d’Hamedine, les ruraux de Dimat, petit village au nord du Sénégal’’, ajoute le texte.

‘’Petit à petit, ce village va passer de « l’objet filmé » à « l’acteur » de ce geste cinématographique, en imposant l’invocation de leur figure mythique et légendaire, Elimane Le Grand, illustre résistant du 19ème siècle contre l’envahisseur Blanc’’, souligne le résumé, relevant que le film est désormais devenu « collectif », reliant avec poésie les « étrangers réalisateurs » et les villageois afin de mieux esquisser le portrait d’Elimane et également le leur, les derniers résistants.

Hamedine dit être venu au cinéma par la littérature. ‘’J’aime beaucoup lire et partager. Les images sont venues sur le tard’’, explique-t-il, précisant qu’il a fait ses armes sur le tournage de ‘’La douche froide’’, un film du réalisateur belge Benoït Mariage, réalisé en 2009. Celui-ci l’envoyait sur les plateaux de tournage de ses étudiants.

Kane a aussi réalisé une installation vidéo intitulée ‘’Habiter le monde’’, présentée à la biennale d’art de Marrakech (Maroc), en 2016. Il a participé à des expositions collectives à Paris et Bruxelles, une installation sonore, un document sonore (‘’Chemin de dunes’’), pour la Radiotélévision belge (RTBF) et la Radiotélévision suisse. 

ADC/ASG