8éme Jeux de la Francophonie : Mbagnick Ndiaye encourage les artistes sélectionnés
APS
SENEGAL-FRANCOPHONIE- CULTURE

8éme Jeux de la Francophonie : Mbagnick Ndiaye encourage les artistes sélectionnés

Dakar, 22 juin (APS) – Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye a encouragé, jeudi, les artistes sélectionnés pour les 8ème Jeux de la Francophonie prévus du 21 au 30 juillet prochain à Abidjan (Côte d’Ivoire).
 
M. Ndiaye leur a rendu visite au théâtre national Daniel Sorano où ils sont en répétition depuis le mois de mars.
 
"J’encourage vivement les jeunes qui de jour comme de nuit sont en train de répéter et d’améliorer le résultat de leur sélection", a-t-il dit, espérant que le Sénégal reviendra de la Côte d’Ivoire avec au moins des prix. 
 
Car, a souligné le ministre, "nous avons véritablement de quoi montrer à la communauté francophone en matière de culture". 
 
A l’en croire, "le fait de retenir ces artistes constitue déjà un motif de satisfaction. Parce que la sélection internationale était extrêmement difficile, le jury était composé de membres provenant de différents pays de la francophonie". 
 
Le Sénégal sera représenté dans onze disciplines artistiques dont "danse hip hop" avec le "Crazy elements", "peinture" avec le plasticien Mbaye Babacar Diouf, "chanson" avec la rappeuse Awa Moonaya Yanni plus connu sous le nom de Moona, "conte" avec Mame Fara Ndiaye, "danse de création" avec la compagnie Pasytef, "littérature" avec une nouvelle intitulé "Ndeund" (Tam-tam) de Mohamed Mbougar Sarr, "photographie" avec Ndèye Fatou Thiam, etc. 
 
Pour les artistes sélectionnés qui participent pour la première fois à ces jeux de la Francophonie, c’est "un honneur" de représenter le Sénégal.
 
Le plasticien Mbaye Babacar Diouf estime qu’il va "dans ce mini championnat du monde" pour partager et montrer son savoir-faire. 
 
Il présentera un tableau intitulé "Harmonie humaine", une peinture circulaire de deux mètres de diamètres qui représente des silhouettes se tenant la main, peintes au crayon avec un fond blanc. 
 
"C’est pour montrer que l’on a toujours besoin de l’autre pour avancer, mais à côté, on peut aussi recevoir des coups de l’autre. C’est cette dialectique de la vie que je mets en exergue sur le tableau", explique l’artiste plasticien. 
 
Mbaye Babacar Diouf qui appelle à "profiter de la richesse de notre diversité", présentera un autre tableau in situ devant un jury avec un thème imposé lors des Jeux de la Francophonie. 
 
Quant à la rappeuse Moona, elle a travaillé sur une dizaine de titres de chansons qu’elle présentera selon les instructions du jury ou les étapes de la compétition (quart de finale, demi- finale ou finale). 
 
Le ministre de la Culture et de la Communication, les encadreurs des artistes, les journalistes et le personnel de la direction de la Francophonie ont écouté les morceaux "Il est temps", "Qui" et "Petit oiseau". 
 
La rappeuse est toujours fidèle à ses textes engagés sur le panafricanisme, la responsabilité des jeunes africains ou encore conscientiser les femmes sur les méfaits de la dépigmentation. 
 
"En tant que jeunes il est temps que l’on prenne nos responsabilité, d’accepter nos erreurs et d’incarner le changement que l’on aimerait voir autour de nous", a fait valoir Moona.
 
Pour elle, représenter le Sénégal est une forme de "reconnaissance", car étant née et a vécu au Bénin, loin de son pays. 
 
La compagnie Pasytef composée de cinq danseurs se dit "ambassadeur" du Sénégal pour ces jeux. Elle va présenter une chorégraphie intitulée "La terre" qui vise à conscientiser l’humain sur son environnement. 
 
La pièce rend hommage à l’acteur Thierno Ndiaye Doss avec un extrait des paroles du film "Guelewaar" de Sembène Ousmane, le savant Cheikh Anta Diop pour son militantisme et pour l’éducation et le tambour major Doudou Ndiaye Rose. 
 
Côté Conte, Babacar Mbaye Ndack, l’encadreur de Mame Fara Ndiaye, a soutenu que le travail a été entamé depuis le mois de mars. 
 
"Nous avons travaillé sur le texte pour l’enrichir, sur le style, la présence scénique et enfin sur le rapport avec le Koriste qui l’accompagne. Le conte va avec la musique, car ce sont deux formes d’écriture qui disent la même histoire", fait- savoir Babacar Mbaye Ndack. 
 
Le conteur Mame Fara Ndiaye est un étudiant en master en science juridique. 
 
Le "Crazy element" qui part "confiant" à Abidjan est composé de cinq danseurs. Il montrera la pièce "Focus" qui renvoie à la dignité, selon l’un des membres du groupe. 



FKS/ASB