Maurice Kouakou Bandama : le pavillon du Sénégal
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Maurice Kouakou Bandama : le pavillon du Sénégal "prend la vie dans sa complexité"

Dakar, 6 juin (APS) – Le ministre ivoirien de la Culture, Maurice Kouakou Bandama, s’est dit "fier" d’avoir visité le pavillon du Sénégal, ouvert pendant la 13-ème édition de la biennale de l’art africain contemporain (Dak’Art, 3 mai-2 juin), un espace qui, selon lui, "prend la vie dans sa complexité".


"Ce pavillon du Sénégal prend la vie dans sa complexité, et c’est cela qui le rend vivant. Les œuvres qui l’animent porte, chacune, la marque du destin de l’Afrique. Un destin qui est marqué par la souffrance, mais également l’effort à fournir pour s’en sortir", a-t-il dit dans un entretien accordé à l’APS. 
 
Il a effectué la visite en compagnie du commissaire du pavillon, Viyé Diba, et de la secrétaire générale de la biennale, Mariam Diop Bâ.
 
"C’est tout ce qui est la réponse à ce que nous vivons aujourd’hui, à savoir que nous sortirons de nos soucis avec la détermination, en ayant une conscience claire que c’est l’homme qui est au centre de tout cela, et que l’objectif c’est le bonheur de l’homme. C’est ce que cette exposition démontre. Je suis fier de l’avoir visitée", a indiqué M. Bandama.
 
Pour lui, le commissaire Viyé Diba a "une conception théorique et pratique de la relation entre l’art et la vie", estimant que les problématiques de la spiritualité, de la construction économique, "tout cela est au cœur de l’art, qui n’est pas détaché de la vie".
 
Il a ajouté : "Nos économistes et politiques ont toujours pensé que l’art était une abstraction et qu’elle se faisait en dehors de la vie. Mais l’art problématique notre vie, notre rapport à la vie". 
 
"La vie, a-t-il insisté, c’est la quête du bonheur, et un ensemble de problématiques à régler pour atteindre le bonheur. Des problématiques matérielles (se nourrir, se vêtir, se loger… avec tout son corolaire d’infrastructures à créer, d’énergie à accumuler."
 
Selon Maurice Kouakou Bandama, le développement ne se résume pas en une accumulation de biens matériels. "Ce n’est pas que ça. La recherche du bonheur, c’est un tout. C’est ce que l’art interroge", a-t-il dit.
 
ADC/BK