Maurice Bandama, ministre ivoirien de la Culture : ’’Il faut laisser les artistes circuler librement
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Maurice Bandama, ministre ivoirien de la Culture : ’’Il faut laisser les artistes circuler librement"

De l’envoyée spéciale de l’APS : Fatou Kiné Sène

Abidjan (Côte d’Ivoire), 18 mars (APS) - Les artistes doivent pouvoir circuler librement, a plaidé le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandama, en référence à la situation des acteurs culturels du Sud qui n’ont pas toujours la possibilité de pratiquer les scènes du Nord.

"Il faut laisser les artistes circuler librement, que les artistes soient libres d’aller et de venir, car les artistes ne se sédentarisent pas là où il n’y pas d’inspiration’, a-t-il soutenu, samedi, à Abidjan (Côte d’Ivoire), lors de la cérémonie de clôture de la dixième édition de Marché des arts du spectacle africain (MASA). 
 
"Alpha Blondy a fait le tour du monde, il est bien ici à Abidjan, il va et il vient, A’Salfo et le groupe Magic System, Tiken Jah, Salif Keita, Youssou Ndour…ils vont et ils viennent", a ajouté Maurice Kouakou Bandama.
 
Selon lui, "il est question d’équité et de justice, ce n’est pas juste que les artistes du Nord puissent venir sur les scènes du Sud et que ceux du Sud ne puissent pas aller vers le Nord". 
 
Le MASA, a-t-il dit, va davantage "se consacrer à faire exprimer ces jeunes sur les scènes, car parmi eux, il y a les futurs Salif Keita, Alpha Blondy, etc.".
 
Il a rappelé les objectifs des pères fondateurs du MASA, ministres de la Culture et des partenaires dont l’Union africaine, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui s’étaient engagés à "assurer la promotion et la circulation des créations du Sud dans le monde entier, principalement dans les espaces du Nord, grands consommateurs". 
 
"Aujourd’hui, constate Maurice Kouakou Bandama, cet élan de succès et d’engouement de nos créateurs dans le monde a été freiné par la crise de l’émigration irrégulière, grandes victimes des restrictions de la circulation, même invités de façon régulière à des concerts en Europe, nos artistes sont privés de visas". 
 
Le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie a rappelé à l’OIF l’engagement pris lors d’une conférence des ministères de la Francophonie, lors de laquelle il avait été suggéré "le passeport dans l’espace francophone afin de permettre aux penseurs, aux enseignements, aux hommes d’affaires, aux créateurs et aux artistes de circuler librement".
 


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